‹ La Radiothérapie Des Fibromes UtérinsChapitre 13 sur 50 · OBSERVATION VII · texte numérisé non relu

OBSERVATION VII

(Due à l’obligeance du Dr Bordier.)

Ms C..., trente-neuf ans, deux grossesses à terme à vingtquatre et vingt-huit ans. Pas de fausses couches. Elle consulte le professeur A. Pollosson pour une tumeur lui donnant l’aspect d’une femme enceinte de quatre mois en novembre 1908. À ce moment là les pertes mensuelles sont plus fortes et de plus longue durée qu’autrefois ; de juin au 17 août, pertes continuelles. Douleurs très vives dans le côté droit et les reins. Le croquis du fibrome fait par Pollosson le montre remontrant à un travers de doigt de l’ombilic. Cinq séries d’irradiations commencées en novembre 1908 et terminées en avril 1909: ménopau se en mars. Le fibrome diminue progressivement eten Juin 1] n’était plus perceptible à

travers la paroi abdominale. :

L'examen fait par le professeur A. Pollosson en octobre, lui permet dedire qu’il étaitactuellement impossible de porter chez cette malade le diagnostic de fibrome utérin.

A signaler quelques bouffées de chaleur ayant duré quinze à

vingt joursaprès la suppression des règles.

OBSERVATION IX (Due à l’obligeance du D: Bordier.)

- Mu° S..., quarante-sept ans ; grossesse à terme à vingt-trois

ans. Le fibrome a commencé à se faire sentiren 1905 par des règles plus abondantes, plus longues et parfois des hémorragies avec caillots.

En même temps douleurs très vives pendant et mème avant les règles. Celles-ci arrivent à durer dix jours, suivies de suintement rosé pendant quinze jours. Fibrome du volume d’un fœtus à terme (D' Gegourel, de Pontivy); remontait au-dessus de l’ombilic situé haut chez cette femme. Quatre séries d'irradiation de mars à juillet 1909. Après la troisième, suppression de toute perte y compris les règles. Depuis ce moment-là, la malade ne vit plus une goutte de sang. Son état général est devenu excellent. Le fibrome examiné en décembre 1909 par M. Pollosson avait à peu près totalement disparu. Le fond de la matrice remontait en effet à deux travers de doigt au-dessus du pubis. Cette malade n’a eu aucun symptôme

d'insuffisance ovarienne.

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