J AN
fait plusieurs saisons à Salies, qui auraient fait beaucoup de bien au point de vue état général, mais qui n’empêchent pas le fibrome de grossir. ù Il y a trois ans, nouvelle atteinte très forte d’entérocolite
avec expulsion de membranes ; le fhrome avait les dimensions d’une petite tête d’enfant et était contenu en partie dans le bassin, d’où les phénomènes de compression. La malade refuse de se laisser opérer quoique son abdomen ait grossi dans de fortes proportions, et qu’elle éprouve une sensation assez pénible de pesanteur dans le bas-ventre, avec des douleurs sourdes irradiées vers la région lombaire. La malade ne peut marcher plus de quelques minutes sans s'asseoir ; elle est de suite fatiguée et ne peut qu'avec peine se livrer à ses occupations de ménage. La constipation est très forte. Poussées d’entérite de temps à autre. Souvent le ventre est ballonné et semble rempli de gaz. |
. Examen direct. — État général excellent, La paroi abdominale est soulevée jusqu'au niveau de lombilic. La palpation fait reconnaître l'existence d’une tumeur arrondie à contours nets, divisée en deux lobes inégaux de consistance ferme, située au-dessus du détroit supérieur, plongeant dans le bassin, et remontant à trois travers de doigt au-dessous de l'om- ‘bilic. Le périmètre abdominal au point culminant de la tumeur est de 103 centimètre. Le col utérin est situé très haut, les mouvements communiqués à la tumeur se transmettent au doigt vaginal. La masse est mobile. A la percussion, la tumeur est mate et est entourée d’une zone sonore : tout le reste de l’abdomen, un peu distendu par les anses intestinales, est sonore.
La malade est atteinte de fibromes interstitiels de l’utérus,
ayant évolué vers l'abdomen et dont le volume atteint celui
d'une tête d’enfant de sept à huit ans.
On décide de soumettre la malade à un traitement radiothérapique pour amener la régression du fibrome, d’abord en provoquant une ménopause arüficielle, ensuite en agissant directement sur la tumeur.
4°r jour, ler mois. — Irradiation de la région médiane.
8e-[e', — La malade a ses règles, qui ont débulé le 5°-l°etl qui auraient élé un peu moins abondantes. Irradialion de la région
ovarienne droite,
15°-F*, — Irradiation de la région ovarienne gauche. 291%. — Irradiation de la région ovarienne droite. 29°-Ie, — La malade a la sensation d’avoir le ventre moins
tendu, moins ballonné. Irradiation de la région médiane.
S°-IR. — Les règles ont paru le 3°-JI° avec une avance (normale) de quatre jours. L’hémorragie a été plus longue, a duré deux jours au lieu d’un seul, mais a été moins abondante. La malade. a ressenti des douleurs dans les reins, et, quoique n'ayant pas perdu de caillots de sang, aurait éprouvé en léger les douleurs de l’enfantement. Pas de pertes blanches. Irradiation de l’ovaire gauche.
22°-11°. — Léger érythème au niveau de la partie médiane et inférieure de l'abdomen. Le 20°-IF, c'est-à-dire quinze jours après les. règles, la malade a eu de nouvelles règles, dit-elle, beaucoup plus courtes et moins abondantes (trois jours au lieu de six ou huit), pas de pertes blanches après les règles. La limite supérieure du fibrome est descendue à un travers de doigt sous l’ombilic, Irradiation de l'ovaire droit.
12°-IIP. — La malade a la sensation que son fibrome a aug-
menté de volume ; à la palpation, la tumeur est dure et remonte
RP OS RO SE RP DE Air nslé