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à deux travers de doigt au-dessus de l’ombilic. Erythème léger au niveau de l'ovaire droit. Irradiation de l'ovaire gauche. 21°-IIP. — Les règles venaient d'ordinaire avec un peu d'avance; or, les dernières datent du 20-11, et aucun écoulement de sang ne s’est produit comme il devait le faire. Le 12-IIT, après la séance, la malade a perdu quelques gouttes de sang pendant trois à quatre minutes ; la malade avait accusé ce jour-là une sensation de ballonnement, de lourdeur de l'utérus ; après l’écoulement de sang, ces sensations ont dis--
paru, la tumeur est. redevenue souple et a diminué. Elle des-
: cend actuellement un travers de doigt sous l’ombilic. [rradia-
tion de la tumeur.
28-I11, — Pas de règles : elles auraient dû paraître, si l’on considère le léger écoulement de sang du 12-711 comme une ébauche de règles. Irradiation de ballonnement.
La malade a présenté quelques symptômes d'insuffisance
ovarienne : bouffées de chaleur, vapeurs, sueurs froides, etc.,
n'avait jamais éprouvé ces sensalions-[à et s’en est d’abord
effrayée craignant une congestion cérébrale. Irradiation de lovaire gauche.
25-IV. — Pas de règles, a encore depuis quelques jours un peu de ballonnement ; n'a eu ni douleurs abdominales ou lombaires, ni aucune trace de sang. Le fibrome est beaucoup plus souple. La malade elle-même se sent moins oppressée. La limite supérieure de la tumeur est à trois travers de doigt sous l’ombilic. Irradiation de la tumeur.
25-V. — Il n’y a pas eu de règles. Vers le 12-V, date vers laquelle elles eussent dû se produire, la malade a ressenti un
* peu de fatigue générale, a eu quelques vapeurs. Depuis, le
ventre est un peu gros, mais la cause peut en être dans la
constipation opiniätre dont souffre la malade : en effet, l’abdomen est tendu et est sonore à la percussion ; le fibrome arrive à trois travers de-doigt sous l’ombilic. La malade dit n'avoir jamais eu depuis dix ans d’accalmie de ses douleurs lombaires
que depuis le mois de décembre. Elle est actuellement beau-
\ coup plus alerte, moins vite fatiguée, et peut se permettre des
promenades pendant plusieurs heures, ce qu’elle n'avait pas fait depuis des années.
6-VI. — La malade à eu hier la sensation très nette que son fibrome était mobile et remuait quand elle passait du décubitus à la station debout et réciproquement ; sensation qui n'avait été éprouvée depuis près de deux ans. :
La cinquième série de séances terminée, on renvoie la malade à deux mois.
25-VII. — Les règles n’ont pas reparu, pas la moindre perte de sang, De temps à autre, vapeurs et vertiges qui d’ailleurs incommodent peu la malade, État général excellent, plus de fatigue rapide, la marche se fait facilement. Tous les vêtements ont dû être rétrécis. La malade a pu reprendre un corset.
12-VIIT, — La sixième série de séances terminée, on renvoie la malade à quatre mois. Pas de pertes. La partie supérieure du fibrome est à trois travers de doigt environ sous l’ombilic. La constipation n’a pas été modifiée. ;
1-IX. — Jusqu'au 20-IX environ, la malade n'avait jamais souflert et n’avait pas été gênée par son fibrome: elle se sentait plus forte, et se permit de grandes fatigues à l’occasion d’un déménagement. Depuis quelques jours, elle éprouve dans l'abdomen le même sentiment de pesanteur qu'elle ressentait il y a sept mois, au moment des règles; elle pense que son
fibrome a regrossi. À l'examen, on trouve que le fond a
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ON RE remonté de deux travers de doigt, ce qui le met à 1 centimètre et demi à 2 centimètres au-dessous de l’ombilic. Pas de pertes ni de règles. La malade, suivant notre recommandation, est revenue nous trouver dès les premières gènes pour parachever la guérison et finir de « dessécher » son fibrome, suivant son expression. |
5-X.— La malade a perdu du sang depuis hier après-midi: c'était l’époque à laquelle devaient revenir ses règles : fatigue et lassitude. Une septième série de séances a été faite.
19-X.— Les pertes de sang ont cessé au bout de trois jours ainsi que les douleurs. Après chaque séance, la malade dit qu’elle a toujours éprouvé des difficultés à uriner. Ce fait ne s’est pas produit après la dernière.
10-X1. — Une huitième série de séances a été faite, N'a plus eu de pertes. Le fibrome est redevenu plus petit, les robes sont trop larges ; quelques bouffées de chaleur.
25-AI1.— A une crise de coliques néphrétiques avec débâcle de sable intestinal. Diminution très sensible du fibrome, qui n’a plus qu'une hauteur de trois travers de doigt au-dessus du pubis et une largeur de trois travers de doigt. Le périmètre au point culminant de l'abdomen, et mesuré dans les mêmes conditions que lors du premier examen, est de 89 centimètres au lieu de 103 centimètres.
Une dernière série de séances est faite.
OBSERVATION XXXII (Publiée par le professeur Bergonié.)
Mx° L..., âgée de quarante-six ans, vient nous trouver pour
« se faire traiter par l'électricité pour un fibrome ».
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Élat de la malade. — Depuis trois à quatre mois, les règles sont devenues très abondantes et très douloureuses ; ce sont de véritables hémorragies qui l’affaiblissent et la forcent à restèr au lit durant cinq à six jours le ventre couvert de cataplasmes chauds, etc. ; lorsqu'elles sont passées, la malade ne peut de quelques jours se livrer à ses occupations de maîtresse de maison. De plus, les règles sont précédées de fatigue générale, de douleurs dans les jambes, dans les reins, les côtés, etc., d'envies fréquentes d’uriner ; à ce moment la constipation habituelle devient beaucoup plus prononcée : en résumé, pendant quinze jours sur trente, Mme L... est, dit-elle, véritablement « une infirme ». Les deux dernières règles ont été particulièrement douloureuses et abondantes. Il y a eu des pertes de caillots volumineux. Les avant-dernières ont débuté avec quinze jours d'avance; les fourmillements et douleurs dans les jambes, surtout dans la gauche, se sont particulièrement accrus. Les signes de compression de la vessie et du rectum ont augmenté, la sensibilité du ventre est telle que la malade ne peut supporter le poids de ses draps. Enfin, il y a deux mois, à la suite de faligues provoquées par un déménagement, elle s’est aperçue que son abdomen était gonflé. 5e
Un chirurgien est consulté, diagnostique un fibrome pelvien, propose l'opération qui est refusée, La malade demandant
sil n'y à pas d'autre traitement, le chirurgien lui dit d’essayer
« les petits moyens »: électricité, eau oxigénée, etc., et ajoute.
qu'elle reviendra sûrement le trouver.
Antécédents. — Réglée à l’âge de quinze ans, la malade a eu toujours des règles abondantes durant cinq à six jours.Trois enfants. Pas de fausses couches. Accouchements faciles, suites
de couches normales. Constipation chronique, dit-elle, avec
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