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RÉSULTATS CLINIQUES

Des observations que nous avons relatées et de toutes celles que nous avons eu l’occasion d’étudier, il nous semble possible de dégager un ensemble de résultats cliniques, assez semblables chez les différentes fibromateuses soumises au traitement rœnigénien.

Voyons successivement quels sont les effets de la radiothérapie sur les hémorragies, sur le fibrome et sur l’état général,

Dans certains cas (obs. IV, obs. XXXIV), il nous a semblé que les rayons de Rœntgen peuvent,dès les premières séances, agir très heureusement sur l’élément hémorragique. Mais de façon générale, les premières modifications notables de la menstruation et des hémorragies ne s’observènt guère qu’au cours

du deuxième mois de traitement.

Tout d’abord, l’espacement des règles redevient normal, leur abondance diminue notablement ainsi que leur durée.

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Puis les règles cessent d’apparaitre, souvenl pendant le troisième mois du traitement ; parfois ce n’est qu'après trois ou même quatre mois de traitement qu'on observe la disparition complète des pertes sanglantes.

Dans certains cas même surtout chez des femmes jeunes.(obs. VI) nous avons noté malgré un traitement prolongé la persistance des règles qui apparaissent alors régulièrement et présentent une abondance normale.

Cette ménopause artificielle nous semble être obenue d'autant plus rapidement que la malade par son âge approche de la ménopause physiologique.

Mais, nous dira-t-on, ce résultat est-il durable ? Il semble que nous puissions répondre par l’affirmalive si le traitement a été suffisamment prolongé. Si dans l'observation XXXI les pertes sanglantes ont réapparu après un silence de quelques mois c’est que a dose de rayons de Rœnigen administrée avaitr été manifestement insuffisante. Nous possédons d’autre part des observations de malades, dont la

guérison remonte à plusieurs années et qui depuis

lors, ont conservé le bénéfice intégral du traitement radiothérapique.

Ajoutons que si les rayous de Rœntgen agissent le plus souvent de façon très heureuse sur l’élément hémorragique, on a pu parfois leur reprocher d’avoir provoqué une recrudescence des pertes sanglantes ; ces faits heureusement rares, semblent devoir être attribués à l’emploi de doses trop faibles; car, comme

EP AT ere le fait remarquer Schultz, les effets des rayons de Rœntgen sur les ovaires sont par ordre de croissance suivant la dose, la stimulation d’abord, puis l’inxhibition.

Nous reviendrons d’ailleurs sur'ce point quand nous aborderons le chapitre des indications de la méthode.

A noter également sous l'influence du traitement Tapparition possible de pertes sanglantes entre les périodes menstruelles, alors que la malade n'avait jamais jusqu'alors présenté de ménorrhagies.

Les eïfets de la radiothérapie sur le fibrome sont constants.

Parfois la tumeur disparaît complètement, l’observation VIII en est un exemple frappant. Cette malade du Dr Bordier, qui avant le traitemeut présentait un utérus qui pouvait faire songer à une grossesse de quatre mois,est examinée par le professeur Pollosson ; ce dernier déclare qu’il est actuellement impossible de porter chez cette malade le diagnostic de fibrome.

Ces cas ne sont point une rareté, mais plus souvent la tumeur régresse seulement et ce dans des proportions variables. Les tumeurs de formation récente semblent présenter une sensibilité beaucoup plus marquée aux rayons de Rœntgen que les vieilles tumeurs qui sont peu influencées.

La radiothérapie nous paraît pouvoir exercer une action heureuse sur les tumeurs de dimensions même volumineuses (obs. XX).

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La régression du fibrome s’accompagne toujours d’une diminution des phénomènes de gêne et de compression que détermine la tumeur utérine. La sédation des douleurs abdominales et lombaires est souvent le premier bénéfice que la malade retire du traitement rœntgénien. La première période menstruelle qui suit l'instauration du traitementestsouvent. déjà incomparablement moins douloureuse que les précédentes. |

Nous n’avons pas en mémoire l'exemple d’une malade qui n’ait point accusé ces propriétés sédatives des rayons de Rœntgen. ë Les phénomènes de compression des divers organes - disparaissent.

La suppression des hémorragies et des douleurs s'accompagne du relèvement marqué de l'état général. :

Ces malades qui souvent nous sont adressées dans un élat de faiblesse extrême, voient peu à peu leurs forces revenir. La malade renaît à la vie; elle peut reprendre ses occupations habituélles que très souvent elle avait été obligée d'abandonner.

Ajoutons pour être complet, que très souvent, mais non toujours, les malades accusent au cours du traitement quelques phénomènes d'insuffisance ovariennne et en particulier de fréquentes bouffées de chaleur. Maïs il est à remarquer que ces troubles demeurent toujours moins marqués que ceux “observés dans les aménorrhées dues à toute autre cause. Il est en effet probable que l'ovaire, tout en

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perdant ses facultés d’organe reproducteur (ce qui est vraisemblable d’après ce que nous savons du testicule), conserverait sa fonction de glande, sa sécrétion interne.

Avec Bordier et Bergonie, notons que durant les vingt-quatre heures qui suivent les séances, les malades éprouvent souvent de légers malaises. Ce sera quelques coliques, une sensibilité marquée des ovaires, une sensation d’engourdissement et d’élancement dans les membres inférieurs, un peu d’agitation dans le nuit qui suit la séance. Ces malaises ont toujours été très fugaces.

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