MODE D'ACTION DES RAYONS DE RŒNTGEN « SUR LE FIBROME
Comment expliquer les heureux effets de la radiothérapie dans le traitement des fibromes utérins ?
Tous les auteurs s'accordent pour reconnaître l’action essentielle des rayons X sur l'ovaire.
En effet, on s'explique facilement qu'on agit sur le fibrome en agissant sur l'ovaire, si l’on réfléchit d’une part aux relations établies cliniquement entre l'ovaire et le développement des fibromes, d’autre part à l’action atrophiante des rayons X sur l'ovaire démontrée par les résultats cliniques et confirmée par l’expérimentation. :
Envisageons sucessivement ces deux ordres de faite.
Il est en effet fréquent d'observer une rétrocession marquée des myomes après la ménopause ; au cours de la grossesse on a souvent noté des faits analogues.
Il semble qu’on puisse expliquer ces phénomènes de régression par un ralentissement de la fonction ovarienne, par la disparition de l’action excitante sous
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la dépendance de laquelle se trouvait placée la néoformation.
Fritsch rapporte en outre des cas d’utérus fibromateux où les ovaires sont presque toujours augmentés de volume. Ces ovaires présentent un grand nombre de follicules qui peuvent atteindre la taille d’un pois ou d’une cerise. Parfois, la masse de l’ovaire atteint” la grosseur du poing et il n’est pas rare d’y rencontrer des hématomes et des thrombus.
Il est frappant de constater dans quelques cas l'augmentation du nombre des corps jaunes, mais la relation étiologique entre ee phénomène et la formation et la croissance du myome n’est pas démontrée.
C’est en se basant sur des constatations analogues qu'Hegar émit l'hypothèse que la formation des myomes pourrait dépendre des maladies de l'ovaire dont l'existence simultanée est fréquemment constatée. Il semble donc bien que la fonction ovarienne tienne sous sa tutelle le développement des formations fibreuses de l'utérus. D’autre part, toute une série de patients travaux, entrepris par différents auteurs nous ont permis de conclure à l’action atrophiante des raisons X, d’abord sur l'ovaire des petits animaux, puis sur la glande génitale de la femme elle-même. |
Les premières recherches expérimentales ont été faites dès 1905 par Halberstaedter, de Breslau.Il n’expose qu’un seul côté de l’abdomen d'une lapine et remarque au niveau de l'ovaire irradié que les élé-
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ments les plus sensibles à l’action des rayons X sont sans conteste les follicules ovariens.
En effet, dix jours après le début desirradiations, les follicules sont déjà moins nombreux et, au bout de quinze jours environ, ils ont complètement disparu. Par conire, chez des animaux qui ont été exposés à l’action des rayons X à des intervalles assez longs et chez lesquels les follicules de Graaf ont disparu, on constate encore la présence de follicules embryonnaires ; ce qui permet de supposer qu'ultérieurement d’autres follicules de Graaf peuvent encore se reformer. Si au contraire, le traitement est plüs intense, follicules et ovules primordiaux euxmêmes sont presque totalement détruits et, ceux très rares que l’on peut encore retrouver accusent un état de dégénérescence avancée. Le terme ultime de cette dégénérescenceest alors la formation de vacuoles rondes nettement délimitées qui paraissent dépourvues de revêtement épithélial.
Les vacuoles présentent en leur milieu une masse homogène, qui se colore d’une façon diffuse par l’éosine et laisse parfois distinguer des restes du noyau. On retrouve, il est vrai, ces follicules dans les ovaires, mais peu abondants, alors qu'ils sont très abondants dans les ovaires irradiés. Les corps jaunes n’ont pas paru modifiés,même dans les ovaires fortement irradiés.
Specht a confirmé les résultats d'Halberstaedter, mais il a noté de plus des altérations constantes du parenchyme interstitiel, |