RAYONNEMENT N° 7. FRACTIONS TRANSMISES, P
Eau avec filtre Eau avec filtre
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: Épaisseurs
d’eau & aluminium traversée R è R gro 5 R nie 5 m/m (em.) (Ray. n°7) | van ( NES (Ray. n° 10) 0 100 80 5o 12 J 49 | 52 36 9-96 2 30 35,2 27 4 3 20 24 20 6,6 4 14 16 15 5,4 5 10 I1,2 10 4,2 6 7 8 7,5 3,12 6 6,4 6,5 2,76 8 5 56° 55 2,40
nement incident, absorbées par les épaisseurs d’eau ou de tissu, progressivement croissantes, de 1 à 8 millimètres. Le rayonnement est d’abord non filtré,
P. Meyer Ë DE
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puis filtré par 3/10, 1 millimètre et 5 millimètres d'aluminium. Considérons les fractions véritablement transmises du rayonnement n°7 incident supposé uniforme et bien défini. Ce tableau sera le plaidoyer le plus éloquent en faveur de l'emploi du filtre de 1 millimètre. Notons de suite que d’après les courbes de Guilleminot un filtre de 3/10 transmet 80 o/o du faisceau incident un filtre de 1 millimètre en transmet environ 50 o/o et un filtre de 5 millimètres 12 0/0. On voit, d’après ce tableau, que le filtre de 1 millimètre permet de faire absorber aux tissus à 8 centimètres de profondeur une quantité d'énergie Rœntgen supérieure ou au moins égale à celle qui. aurait été transmise par le faisceau non filtré et cela grâce à l'accroissement de dureté des rayons. L’absorption par le filtre de 50 o/o du rayonnement incident, n'a surtout porté que sur les parties qui auraient été absorbées par les » et 3 premiers centimètres des tissus. Les téguments absorbent avec un filtre d’un millimètre trois fois et demie moins de rayons que sans filtre.
Sans doute au point de vue théorique l'emploi d'un filtre très épais assurant un rayonnement presque monochromatique comme celui obtenu par Guilleminot avec un filtre de 10 millimètres serait . l’idéal,mais pratiquement il faudrait prolonger désespérément les séances parce que la quantité de rayons transmis n'est plus que de 7/100 du faisceau initial.
Cette technique rendrait le traitement radiothéra pique des fibromes fatiguant pour les malades et
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l’instrumentation. Le filtre de 1 millimètre d'aluminium semble donc le plus indiqué pour le traitement des organes profondes.
Armés de rayons pénétrants, quelles doses serons nous en droit de faire absorber au niveau de chacune des portes d'entrée que nous nous sommes assignées ?
Les doses proposées par les différents auteurs varient de 5 H.à 8-10 H. par porte d’entrée et par mois
Bordier, qui ie premier a eu le grand mérite de préciser sa technique est l’auteur d’une méthode très originale. [l propose d'appliquer chaque dose en plusieurs séances en utilisant chaque fois des filtres d'épaisseur différente, variant de 1 millimètre à 3,9 millimètres. 11 arrive ainsi à faire absorber à chaque porte d'entrée des doses mensuelles de 6 I (8 H. 1/2) qui constituent une série. La technique de Bordier est une technique excellente qui a permis à son auteur d'obtenir des résultats remarquables comme en témoignent les observations que le D' Bordier a eu l'extrême obligeance de nous communiquer.
Pour notre part, avec Jaugeas et Lacaille, nous administrons 5 H. (après filtre s’entend) tous les. quinze jours au niveau de chaque voie et d'accès. Nous obtenons cette dose avec notre dispositif dans une séance de vingt-deux minutes (anticathode à 16 centimètres des téguments, tube laissant passer 0,8 de milliampère, étincelle équivalente de 8-10 cen-
timètres).
La première semaine nous traitons les deux régions ovariennes, la semaine suivante la tumeur. Nous évitons toujours de traiter nos malades à une époque trop rapprochée de la date d’apparition des règles. |
Nous préférons faire usage de doses massives répétées seulement tousles quinze jours plutôt que de donner plus souvent des doses plus faibles. Nous croyons pouvoir ainsi éviter certaines complications hémorrhagiques dues à l'excitation de l'ovaire par des doses trop faibles.
Malgré Jles doses élevées que nous administrons (10 H par mois), en suivant rigoureusement les données de notre technique, nous n’avons jamais observé du côté des téguments d’autres réactions qu’un érythème léger, suivi de desquamation et de pigmentation passagères du reste.