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LOCALISATEUR BELOT POUR RADIOTHÉRAPIE ! Position verticale de l’appareil)
1 ” ue de l’appareil et du patient pour une application dans la position assise La malade est celle de l’observation I Mycosis fongo'ide, en cours de traitement.
P. Colas, Grav'-Impr
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dans beaucoup de cas, d’irradier une surface un peu plus étendue que celle qui parait atteinte. De cette façon, les prolongements morbides qui pourraient exister au voisinage seront également atteints. Une plaque de plomb recouvrira donc toute la zone cutanée éclairée et présentera un orifice en face de la lésion ; cet orifice aura une surface un peu plus grande que celle de la partie malade.
On doit se servir de plomb souple, mais conservant une épaisseur suffisante pour arrêter complètement les rayons inutilisés. Certaines feuilles de plomb très minces sont à rejeter, car elles sont légèrement perméables ; il en est de même des feuilles d’étain vendues par certains industriels. Du reste, la meilleure façon de voir si le plomb que l’on possède a les conditions requises, est d’en rechercher la transparence ou l’opacité avec l’écran fluorescent. Sur les conseils du docteur Béclère, Drault a préparé des feuilles de plomb recouvertes des deux côtés de tissu caoutchouté : elles sont très propres et d’aspect agréable.
Avec notre nouvel instrument, les tubes localisateurs remplacent ordinairement les feuilles de plomb ; le malade n’est plus incommodé par le contact de ce métal lourd, désagréable et difficile à tenir propre. Les tubes peuvent être passés à l’alcool et flambés avant chaque opération.
Un point important est de bien centrer l’éclairage par rapport à la lésion et de déterminer la distance de celle-ci à l’anticathode.
Quant à la distance de l’anticathode à la peau, elle doit être réduite le plus possible, tout en tenant compte de la loi que nous avons établie précédemment : « Le plus grand diamètre de la surface éclairée ne doit pas être supérieur à la moitié de la distance de cette surface à l’anticathode. » A cette seule condition on obtient un éclairage sensiblement uniforme, si la région en question est plane ou concave. Dans le cas de grande surface
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convexe, il faut la décomposer en plusieurs segments que l’on traitera séparément. .
Avec notre localisateur, tous ces facteurs sont nécessairement respectés par suite du rapport du diamètre des tubes avec leur longueur et de leur centrage mathématique.
Tout étant convenablement disposé, on prévient le malade que la séance va commencer et on ferme le courant.
Avec un chronomètre, on mesure le temps de pose et on a sous la main un chalumeau allumé pour pouvoir chauffer l’osmorégulateur et maintenir, ainsi, constante la qualité des rayons. Dès que l’étincelle jaillit, on chauffe le platine et on s'arrête dès qu'elle ne se produit plus. De cette façon, on ne risque pas de trop ramollir l’ampoule et la surveillance continuelle avec le radiochromomètre devient totalement inutile. Il est, du reste, un fait de pratique courante, c’est que l’ampoule en fonctionnement normal tend toujours à durcir et jamais à se ramollir, constatation tout à fait en accord avec la théorie.
Lorsque la dose jugée utile a été absorbée, on arrête la machine et on rend au patient sa liberté.
Feuilles radiodosométriques. — Dans une intéressante communication faite en avril 1904, M. le docteur Béclère a fait connaître un procédé graphique, qui permet de se rendre compte rapidement de la marche d’un traitement radiothérapique.
« Pour répandre, dit-il, parmi les médecins, la connaissance du dosage en radiothérapie avec la vue claire de son importance, non moins que pour faciliter la lecture et surtout la comparaison des observations de diverses provenances, j’ai eu l’idée d’employer la méthode graphique et, sur mon conseil, le docteur Haret a fait lithographier les tableaux très simples que je vous présente.
« Ces fiches ou feuilles radiodosométriques sont tout à fait analogues aux feuilles de température qui nous servent, dans les maladies pyrétiques, à représenter d’un trait et à voir d’un
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coup d’œil la marche de la fièvre ; elles sont coupées de lignes verticales et de lignes horizontales. Les lignes verticales correspondent aux divisions du temps et représentent, comme dans les feuilles de température, la série des jours du traitement, tandis que les lignes horizontales représentent les quantités de rayons successivement absorbées par la peau et correspondent chacune à une unité H. Tout le traitement d’un malade peut ainsi être figuré par une sorte d’escalier, dont les marches sont d’autant plus hautes que la quantité de rayons absorbée à chaque séance est plus grande, d’autant moins larges que l’intervalle entre les séances est plus court. Pour conclure, j’exprime le vœu qu’à l’avenir toutes les observations concernant l’action thérapeutique des rayons de Rôntgen soient accompagnées d’un tableau de ce genre, où sera représentée par la méthode graphique la marche du traitement avec la dose absorbée à chaque séance et les intervalles des séances. »
Nous reproduisons, page suivante, la courbe du traitement d’un épithélioma cutané (obs. II), établie suivant cette méthode.
Elle servira de modèle pour le praticien qui désirera indiquer ainsi la marche du traitement. Inutile d’insister sur les avantages de cette méthode, et seul le prix trop élevé de la reproduction de ces tableaux nous a empêché de résumer, de cette façon, la plupart de nos observations. A ce propos, nous dirons que nous ferons suivre l’étude des résultats cliniques obtenus par la radiothérapie sur les diverses dermatoses, de quelques observations. Nous ne publierons pas celles de tous les malades que nous avons traités : cet ensemble serait long, ennuyeux et dénué d’intérêt. Seuls, les faits qui nous ont paru les plus intéressants seront succinctement résumés.
Nous avons classé les affections cutanées qui peuvent être favorablement traitées par les rayons X en huit groupes ; mais il ne faut voir dans cette division aucune systématisation.
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Courbe radiodosométrique.
Cette courbe se rapporte à l'observation II (épithélioma cutané). (Photographies — Planche X.)
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Toutes les classifications sont nécessairement mauvaises ; aussi est-ce simplement pour permettre de se retrouver au milieu de l’énumération qui va suivre que nous nous sommes permis de réunir ensemble un certain nombre de dermatoses, dans lesquelles l’action des rayons X paraît être de même ordre.
Tableau des malades que nous avons Irailés par la radiolhérapie dans le laboratoire de M. le Dr Brocq, à l'hôpital Broca, du mois de mai 1903 au mois de juin 1904.
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