Deuxième séance
Quantité, 5 H.
Ces séances sont faites avec l’installation sur statique.
23 avril 1904. — La lésion guérie est montrée à M. Rrocq qui confirme la guérison. La cicatrice est belle et à peine visible. Au centre, un petit point blanchâtre constitué par du tissu cicatriciel à la place qu’occupait la perle.
7 mai 1902. — Dernière séance de 15 minutes pour prévenir la récidive.
La malade a été présentée à la Société de dermatologie.
Obs. XIV. — Mme B..., âgée de 57 ans. — Début d ’épithélioma sur la face dorsale du nez. Point central noirâtre légèrement croùteux, avec petites perles périphériques sur base indurée, g Rayons n° 5.
17 février 1904. — Dose, 10 H sur le point malade.
10 mars. — Légère réaction à la périphérie; au centre, encore une petite croùtelle. L’ensemble est plus souple ; les éléments des bords sont en régression. On fait une légère application.
4j4 ACTION RÉSOLUTIVE SUR LES NÉOFORMATIONS ÉPITHÉLIALES
Dose, 3 H.
30. — L'aspect est excellent. Il ne reste plus trace de la lésion; encore un peu de rougeur, plus de perle. Contre la récidive on fait absorber 3 11.
Obs. XV. — Mme P..., 63 ans. — Epilhélioma végétant des paupières de l'œil gauche. La malade a été envoyée par M. le docteur Abadie. Elle présente sur la paupière inférieure, englobant le tiers interne, une surface ulcérée, végétante, de la grandeur d’une pièce de 30 centimes. Dans la même région, la paupière supérieure présente, grelîé sur la face interne, un gros bourgeon épithélial, saillant, débordant, non ulcéré. Les paupières ont conservé leur mobilité.
Le tout a commencé à évoluer il y a environ 3 ans.
18 avril. — 6 H ; rayon n° 5. L'œil est protégé autant que possible.
3 mai. — Le bourgeon saillant de la paupière supérieure à diminué de volume ; par contre, l'ulcération sous-jacente (paupière inférieure) s’est creusée et s’est élargie.
Les bourgeons sont plus rouges et plus saillants et le bord de l’ulcération a pris une teinte violacée. On attend.
6. — M. le docteur Sulzer, qui voit la malade, estime que l’inflammation des paupières est de nature infectieuse; il conseille de continuer les séances.
27. — L’ulcération a complètement disparu ; la paupière n’est pas rétractée et c’est tout juste si sa coloration laisse deviner l'ancienne lésion. Seul le bourgeon subsiste, mais diminué de moitié. M. Abadie, qui a revu la malade, trouve le résultat surprenant.
7 à 8 H sur le bourgeon.
La malade continue à se faire traiter ; mais le résultat, quoique encore incomplet, mérite d’être considéré.
Obs. XVI. — Marie B..., 37 ans. — Malade envoyée par M. le docteur du Castel. Epilhélioma cutané ayant débuté il y a 11 ans, sur le bord inférieur de l'aile gauche du nez. La lésion a été traitée par différents procédés.
Actuellement, lésion croùteuse, avec perles sur le nez; le sillon nasogénien est atteint. Les rayons employés sont du n° 3.
9 el 10 mars 1904. — Dose absorbée, 9 H en 2 séances.
28. — La réaction a été vive ; il s’est produit un épistaxis. On ne fait pas de séances.
Il avril. — La réaction est calmée; nouvelle séance sur les éléments du sillon naso-génien ; dose absorbée, 6 H en 2 séances.
ÉPITHÉLIOMA CUTANÉ
2 mai. — Le sillon naso-génien est rouge. On voit sur l'extrémité du nez une croûte d’aspect séborrhéique, qui se détache par place, laissant au-dessous d’elle une peau rosée cicatricielle, où les perles ont disparu. On fait néanmoins une nouvelle application. Dose absorbée, 5 11.