Réaction assez vive, en évolution
let juin. — Le nez est très amélioré et peut être considéré comme guéri ; on voit cependant un point douteux sur le sillon uaso-gémen ; sur cette région, séance avec dose de 5 H.
La malade est encore en traitement; mais la guérison peut être considérée comme complète.
Oas. XVII. — M. J..., 75 ans. — Petit épithélioma de l’aile droite du nez, datant de 6 ans, traité en décembre par les pointes de feu.
Actuellement ulcération avec croûte ; les bords de 1 ulcère sont indurés et on y peut distinguer quelques perles épithéliales. Prurit. Pas d infiltration bien marquée.
Du 17 février au 20 mai 1904, la malade a reçu 6 applications, avec doses respectives de 8, 8, 6, 8, 10, 5 H.
L’ulcération a diminué notablement et la cicatrisation est en évolution; mais ce fut un des cas le moins favorablement influencés. Pour ce motif, nous avons dû augmenter la dose et la porter le 4 mai à 10 H.
La malade est aujourd’hui complètement guérie ; la cicatrisation est complète sans rétraction ; l'aspect est superbe.
Obs. XV1I1. — 31. Z...., 81 ans. — Epilhélioma ulcéré et croùteux de l’aile gauche du nez.
18 avril. — 8 II, rayons n° 5.
9 mai. — Lésion stationnaire, la croûte est détachée par pulvérisation.
9 H, rayons n° 5.
Le malade est encore en traitement, mais l'amélioration est indiscutable et la lésion s'achemine vers la guérison.
Obs. XIX. — Mme P. B..., 67 ans. — Epilhélioma de la région frontale, côté droit.
La lésion a débuté il y a 3 ou 4 ans, et a progressé peu à peu. Elle a été opérée au mois de novembre 1963 et le tout a été gratté jusqu’au périoste. Au bout de 6 semaines, récidive.
Aujourd’hui, la lésion présente un aspect spécial. Sur une base indurée, saillante et rougeâtre, de la grandeur d’une pièce de 5 francs, existent 2 saillies plus marquées, arrondies, bourgeonnantes et mesurant environ 8 millimètres de diamètre et autant de hauteur. Ces saillies sont cratéri-
4y6 ACTION RÉSOLUTIVE SUR LES NÉOFORMATIONS ÉPITHÉLIALES
formes avec bords durs, croùteux, blanchâtres, saignant facilement. Le tout est dur et adhère aux plans profonds. Douleurs assez vives.
On enlève à la curette les croûtes qui existent et on fait, le 20 et le 23 février, une séance de radiothérapie.
Dose totale, en ces 2 séances, 10 H, rayons n° 5.
14 mars. — La lésion est un peu moins saillante, les douleurs ont été très vives. La réaction est peu marquée. Les surfaces ulcérées saignent moins facilement.
9 H ; rayons n° 3.
30. — L’amélioration continue, les deux éléments cratériformes ont presque totalement disparu et sont remplacés par un peu de rougeur périphérique et d'exulcération centrale (qui existait déjà au début; cratère). On attend.
18 avril. — Lésion totalement aplatie avec cicatrice étoilée au centre; à droite, une toute petite exulcération.
6 H ; rayons n° 3.
8 mai. — Réaction en évolution, rougeur; un peu d’exulcération subsiste à droite; plus trace de tumeur, plus d'infiltration, et il ne reste plus que de la réaction. La malade est considérée comme guérie; elle viendra nous voir quand les phénomènes inflammatoires seront calmés.
10 juin. — La malade revue est guérie.
Obs. XX. — Mme P..., 50 ans. — Epilhélioma larvé datant d’un an, situé sur la région temporale gauche.
On voit une plaque érythémateuse de la grandeur d’une pièce de 50 centimes, avec bords durs, saillants, squameux. Elle est parsemée de petites nodosités. Le tout est légèrement infiltré ; pas d'adhérence aux plans profonds.
Du 29 février au 26 mai, la malade a subi 4 applications avec doses de 8, 5, 4, 3 H.
La lésion paraissait objectivement guérie le 26 mai. La dernière séance fut faite pour prévenir la récidive.
Obs. XXL — Mme P..., 40 ans. — Epilhélioma superficiel du dos du nez. La lésion forme une dépression sur la région nasale. Elle date de 4 ans et présente un aspect cicatriciel avec induration et perles. Elle a été traitée depuis 4 ans par différentes méthodes.
26 mars. — 6 H ; rayons 5.
15 avril. — 9 H.
11 mai. — Réaction très vive. Exulcération avec tour rouge violacé. La partie centrale semble vouloir s’éliminer. On traite la malade par la pommade à l’oxyde de zinc.
ÉPITHÉLIOMA CUTANÉ
23. — La malade nous revient avec un nez en excellent état. La cicatrisation est complète ; l'aspect est superbe ; il n'y a plus trace de la lésion.
M. Brocq, qui a vu la malade, a été surpris, comme nous, de la rapidité avec laquelle s’est faite la cicatrisation de l’ulcération réactionnelle et de la beauté de la cicatrice. Il faut remarquer que la faible quantité de rayons X absorbée (13 H) a été suffisante pour obtenir une guérison apparente.
Obs. XXII. — M. P..., 79 ans. — Epithélioma de la face dorsale du nez, au voisinage de l’extrémité, ayant débuté il y a 7 ou 8 mois.
Le malade présente en cet endroit une ulcération d'environ I centimètre de diamètre et profonde de I centimètre et demi. Elle est anfractueuse, avec, au fond, un magma séro-purulent. Le bord est limité par un bourrelet dur, saillant. Toute la lésion repose sur une base indurée, comprenant toute l’extrémité du nez. Si on presse avec les doigts les ailes du nez, on fait sourdre du séro-pus par l'énorme cratère. Plusieurs lésions de même nature, sur la figure, mais au début.
30 avril. — 9 II ; rayons n" 3.
11 mai. — L’ulcération s’est comblée légèrement; le bourrelet périphérique s’est aplati. La réaction est assez vive. On fait une séance sur une lésion épithéliomateuse située sur la pommette gauche. Croûtes et exulcération par-dessous. 10 H.
30. — La croûte est tombée sur la pommette ; il ne subsiste qu'un érythème assez prononcé. Le nez va bien mieux ; il est encore rouge, mais le cratère a diminué des deux tiers au moins. On ne voit plus qu’un pertuis d’environ 5 à 6 millimètres de diamètre, mais encore assez profond. La suppuration, qui avait été très prononcée à la suite de l’irradiation, a cédé la place à un peu de suintement peu abondant. L’ensemble a bon aspect. 6 IL
Le malade est encore en traitement, il n’est pas guéri ; mais il est curieux de constater la rapidité avec laquelle la réparation (partielle) s’est effectuée. Le cas était inopérable chirurgicalement, à moins d’enlever toute l’extrémité du nez.
Le malade, revu le 21 juin, ne présente plus qu’une petite érosion sur l’extrémité du nez ; elle est, du reste, en voie de cicatrisation.
Obs. XXIII. — M. T..., 76 ans. — Epithélioma ulcéré du nez avec croûte ayant débuté en octobre 1902. Depuis cette époque la malade a subi 5 cautérisations, sans que l'évolution de la maladie ne soit arrêtée.
14 janvier 1904. — Une application avec dose de 11 H en deux séances consécutives. Rayons n° 5.
De cette époque au 12 avril, elle a reçu 4 applications avec dose respective de 7, 5, 5, 4 H.
A cette époque les croûtes étaient tombées, l’ulcération était réduite à un point légèrement suintant; ce n'était plus qu’une légère exulcération.
Nous n’avons pas revu la malade depuis le 12 avril.
Obs. XXIV. — M. Ü...-- La malade a été grattée autrefois pour épithélioma développé sur séborrhée concrète. Elle vient nous voir ayant surtout de la séborrhée concrète couvrant les deux tiers inférieurs du nez et envoyant des prolongements dans l’orifice des glandes sébacées.
Sur la cicatrice consécutive au grattage, située au bout du nez, quelques éléments commençant à proliférer.
26 août 1903. — Séance de 23 minutes, à 15 centimètres ; étincelle équivalente de 2 centimètres et demi ; rayons n° 5 ; quantité absorbée, 4 H environ sur tout le nez.