‹ La râepublique amâericaine Etats-UnisChapitre 182 sur 205 · acres. 525.000.000 acres · texte numérisé non relu

acres. 525.000.000 acres

Resterait 375.000.000 acres.

Si l'on retranche encore 172.000.000 acres concédés gratuitement aux chemins de fer 172.000.000 —

Il ne resterait disponible que 203 millions d'acres, sauf le prélèvement possible encore de 85 millions d'acres sur lesquels portent des réclamations faites par divers États et des particuliers.

Si le gouvernement continuait à abandonner, sans raison sérieuse, ces précieux restes d'un magnifique domaine, l'histoire ferait peser sur lui une bien grande responsabilité! Et cependant le démantèlement de ce domaine public marche à pas rapides; car on constate que dans les cinq

dernières années, par l'effet des lois sur le homeslad et sur la culture des bois, il y a eu une dépossession annuelle de 10,000,000 d'acres. A ce compte, l'épuisement du domaine public aurait lieu à la fin de ce siècle, si ce n'est auparavant (1).

Divers faits tendant à établir l'accroissement du nombre des fermiers et la réduction de celui des propriétaires en Amérique, ont encore été présentés par un écrivain socialiste du nom de Henri George, à l'appui de sa thèse sur la nationalisation dit sol (2). Mais il convient de dire que son argumentation a élé critiquée par deux écrivains de talent, qui affirment des faits différents, à certains égards, de ceux rapportés plus haut, et leur propre expérience en ces matières. Ils nient l'abaissement du nombre des propriétaires ruraux, l'accroissement de celui des fermiers, et l'engagement de ceux-ci dans des emprunts hypothécaires étendus (3). Cependant ce qui donne autorité aux chiffres présentés plus haut, c'est l'opinion du Commissaire du bureau des terres qui affirme l'accaparement du sol par de puissantes compagnies et par des capitalistes américains, qui emploient journellement toutes sortes de roueries pour dépouiller le domaine national du meilleur de ses rameaux afin de grossir leur propre fortune. Ces accapareurs \ivant généralement au loin, il leur faut des fermiers qui leur procurent des revenus, et le nombre de ces auxiliaires dépasse nécessairement de beaucoup celui des propriétaires.

(1) The Nort h American Review, février 1886, p. 157-158. — (2) Progress and Poverty, an inquiry into the cause of industrial dépressions and of increase of ivant with increase of wealth (New-York, 1881), pp. 280-291. — (3) Voir même revue, avril 1886, p. 387 et suiv. et un article de M. W. Mappin, intitulé Farm- M or tg âge s dans le Political science Quarterly d'Harvard de septembre 1889.

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