SCENE X
LE GOVA1X, MAX.
max. la suivant des yeux. — Xos amours!
le GOVAIN. — Elle me rase!
max. — Tu es ingrat. Moi je la retrouve toujours avec plaisir.
le GOVAIN, très surpris. — Qu'est-ce que tu me racontes?
max. — La vérité. Cotte aventure m'a laissé un bon souvenir.
le govain. — Tu te payes ma tête?
max. — Pas du tout.
le govain. — Comment ! tu as marché?
max. — ■ Tu ne le savais pas?
le govain, au comble de l'étonnement. — Tu as marché avec Grâce?
max. — Bien sûr ! tu me croyais donc vierge ?
le govain. — Max, sans boniments, est-ce que...
max. — Xon, je n'ai pas marché. Mais cela tient à ceci, que je suis un garçon exceptionnel !
Lii govain. — De fait, en ces derniers temps surtout, la jeune personne...
max. — La jeune personne cabriole un peu beaucoup.
le govain. — Entre nous, je m'étonne que ta mère continue à la recevoir.
max. — C'est notre cousine.
refusent du monde. Tandis que nous, depuis que nous avons engagé dans la troupe Braebart pacha, lec affaires ne marchent pas très, bien... Il y a des places vides... Patience, mon bon Jessie! Dès que le public reprendra. le chemin de la maison, nous saquerons cettebrave Grâce... Je m'y engage! Tu ne sera** plus martyrisé, pauvre gosse!
Il embrasse Le Govain sur le front.
le govain, sursautant. — Idiot !
max. — On te voit à l'Abbaye ce soir?
le govain. — Xon.
max. • — ■ Chez Maxim?
le govain. — Xon.
max. — Tu ne vas pas à la rue Royale?
LE GOVAIN. — Non.
max. — Il paraît que Potsokoff taille à banque ouverte depuis cinq heures de l'après-midi... Tu te pieutes?
le govain. — ■ Xon.
max, irréfutable. — ■ Alors tu soupes avec des poules.
le govain. — Passible.
max. — Un conseil, beau Jessie. Ta mine est de papier mâché...
le govain, inquiet. — Vraiment?
max. — Vraiment. Tu te fripes, mon garçon. A cette vitesse-là, d'abord, tu te gâteras la main, tu tireras comme une mazette, et surtout...