‹ La Rage HumaineChapitre 12 sur 24 · FORME PARALYTIQUE · texte numérisé non relu

FORME PARALYTIQUE

Longtemps méconnue, comme nous l’avons vu, mise sur le compte du traitement antirabique même, on comprend difficilement que l'observation ne l’ait enregistrée qu'à des intervalles très éloignés.

Aujourd'hui, les travaux de Féré en France, de Schaffer en Autriche, les études cliniques d’Ygouf en France, de Gamaléia en Russie, de Calabrese en Italie, ont tranché définitivement la question. Oui, la rage paralytique existe d'emblée ou peut survenir à la période d’état de la maladie chez l’homme.

Mais avant d'entrer dans l’étude clinique de la paralysie rabique, nous devons nous demander s’il y a des conditions, des prédispositions organiques favorisant son éclosion chez l'individu mordu. A cette question, il n’est pas possible de répondre catégoriquement bien que certains faits plaident en

faveur de cette théorie. Nous avons vu que chez les animaux, Pasteur a souvent obtenu la rage paralytique en injectant la matière rabique dans le système sanguin. Br

La réceptivité de l’organisme doit également avoir une grande importance. C’est ainsi que la rage paralytique est la règle chez le lapin, l'animal réceptif par excellence, qu’elle est moins fréquente chez le chien, qu'elle est rare chez l’homme. Chez ce dernier, l’état antérieur du système nerveux doit certainement avoir une part dans l’évolution paralytique de la maladie.

Une cause en faveur de la paralysie d'emblée est la grande quantité de virus inoculé; plus grande fréquence en Russie où, plus que partout ailleurs, l'animal mordeur est le loup et on sait avec quel acharnement ces fauves poursuivent parfois leurs victimes.

Le siège de la morsure pourrait, selon di Vestea et Zagari, avoir son importance. Ces auteurs ont cru pouvoir conclure de leurs observations et de leurs expériences que la rage paralytique se déelarait chez l'homme généralement à la suite de morsures siégeant aux extrémités inférieures, fait conforme aux recherches expérimentaies qui permettent de constater la rage mue à la suite d’une inoculation de virus des rues dans le sciatique alors que la forme furieuse serait plulôt l’apanage de l’inoculation sous duremérienne chez le chien et le lapin. Chez l’homme également, on observe presque constamment la rage

PT. he

furieuse à la suite de morsures au visage et sur les téguments craniens.

Toutes’ces causés isolées ou réunies ont-elles une influence sur la marche paralytique de la maladie ? Rien ne permet de l’affirmer bien que cela soit probable ou tout au moins possible. |

Gamaléia range ces paralysies en trois groupes:

Paralysies de début affectant les membres

mordus ; S

2° Paralysies de début n’affectant pas les membres mordus ;

3° Paralysies survenues après les symptômes commuüns de la rage. £

Et voici comment, d’après cet auteur, se succèdent les phénomènes :

-€ Début par une forte fièvre avec malaise général, courbature,vomissements,céphalalgie. Puis viennent les douleurs localisées ordinairement dans les membres mordus et les douleurs en ceinture à diverses hauteurs de la colonne vertébrale, Particularité bien connue, les douleurs prémonitoires sont rares pour les morsures des extrémités inférieures.

» Ensuite apparaissent l’engourdisssement, les contractions fibrillaires, l’ataxie, la parésie, la paralysie plus ou moins complète des muscles primitivemeñt atteints, accompagnés del’abolition des réflexes tendineux, la sensibilité restant normale ou ne s’éteignant que beaucoup plus tard.

« Puis marche envahissante de la paralysie précédée ou accompagnée des douleurs correspondantes,

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