CONCLUSIONS
Nous croyons que la rage doit être beaucoup plus fréquente chez l’homme qu’on ne le suppose généralement et que les erreurs de diagnostic procèdent des causes que nous avons analysées en détail dans le cours de cette étude :
1° L’erreur populaire qui veut que cette maladie ne puisse provenir que de la morsure d’un animal manifestement rabique et qui fait négliger les morsures faites par un animal dans les jours qui pré-
cèdent immédiatement l’éciosion des symptômes de
l'affection ou qui suivent la guérison toujours pos-
sible ;
- 2° La lente incubatiou de la maladie dans certains cas où elle dépasse une année et en atteint plusieurs ;
3° La fréquence des formes anormales de l’affec-
tion ;
4° La possibilité de la contamination non seulement par morsure, mais par lèchement et même
simple contact d’une excoriation avec un objet
souillé de bave.
Aussi nous pensons que le médecin devrä toujours
Bregeon S 10.
songer à l'hypothèse de l'infection rabique primitive, quand il se trouvera en présence d’une myélopathie grave ou d’une encéphalopathie à allures sévères dont les causes sont inconnues. Il devra s’enquérir avec soin si le malade n’a pas été mordu, s’il n’a pas eu en sa possession des animaux domestiques : chiens, chats, bovides aÿant succombé à la rage et avec lesquels il a été en contact. Insister sur cet interrogatoire car souvent le malade niera, ou même n’aura pas conscience d’avoir été contaminé.
Vu : le Président de la here CHANTEMESSE Vu : le Doyen, A