‹ La rage & st-HubertChapitre 107 sur 168 · CHAPITRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIÈME

Les petites clefs d’argent qu’on vend aux pieux pèlerins à Saint-IIubert d’Ardenne et qui sont faites pour être portées en breloques, ont aussi la forme de véritables clefs. On peut donc conclure avec Mgr Barbier de Montault: « La clef de saint Hubert dérive directement de celle de saint Pierre. A l’origine, le nom dut être le même, comme l’effet est identique, mais il changea par suite de la dévotion populaire qui, oubliant cette même provenance, ne songea plus qu'au saint qu’elle venait prier sur sa tombe *. «C’est sans doute une clef en forme de clef que le cône en fer a remplacé à une époque inconnue de nous; peut-être aussi ce cône était-il un instrument de cautérisatiou inventé par un praticien anonyme; car si on ignore à quelle époque lacautérisation au fer rouge a été appliquée aux morsures, celle époque est certainement le moyen âge. Le cornet terminal était alors une garantie d’authenticité, une marque de provenance : il témoignait que le fer provenait de saint Hubert et possédait une vertu surnaturelle, grâce à l’intercession spéciale de saint Hubert, patron des chasseurs.

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