‹ La rage & st-HubertChapitre 140 sur 168 · Sauvé, cité clans Rolland, Faune populaire, t. IV, p · texte numérisé non relu

Sauvé, cité clans Rolland, Faune populaire, t. IV, p

2. Joanne, Itinéraire clc la Bretagne (èd. de 1873), p. 509. Tous les livres sur la Bretagne en parlent également.

AUTRES SAINTS ANTI-RADIQUES

Dans une autre partie de la llaule-Bretagne, à Gaël, (Ille-et-Vilaine), se trouve une source appelée « fontaine de Saint-Symphorien » dont l’eau a, dit-on, le privilège de guérir de la rage *.

Le bourg de Gaël a été jadis la capitale du petit royaume de la Domnonée et Hoël III, qui y régna au vi° siècle, a laissé des souvenirs qui, par l'église, son culte et sa prédication, se sont maintenus dans le pays. « Gaël, nous écrit M. Orain, est situé près de l’immense et ancienne forêt de Brocéliande, appelée aujourd’hui forêt de Paimpont, et tous les paysans de la contrée savent qu’autrefois ce pays était couvert de bois et qu’il y avait à Gaël un vieux roi Hoël III, appelé aussi le roi des bois. Son fils, saint Judicaël, est encore en grande vénération dans le pays. Sa fille, sainte Ouenna, est la patronne de la petite paroisse de Tréhorenteuc, dans le Morbihan. Leurs statues se trouvent dans plusieurs églises. Les prêtres parlent souvent en chaire des vertus de saint Judicaël, fils d’Hoël, de saint Méen, de sainte Ouenna, et il n’est pas étonnant que les miracles des temps passés aient été, aux veillées, transformés en légendes. »

Or, voici la légende que M. Orain a recueillie dans le pays :

« Hoël avait perdu un enfant de la rage et il en ressentait une vive affliction, lorsqu’un pieux ermite, cachant son nom royal de Conan sous celui de saint Méen, vint lui demander l’autorisation de fonder un monastère dans son royaume. Il reçut un bienveillant accueil et obtint ce qu'il désirait. Pour remercier le roi, saint Méen le pria de formuler un vœu. Hoël lui dit : « Je désirerais pouvoir guérir de la rage tous les malheureux qui en seront atteints. » Aussitôt le vertueux cénobite fit jaillir de la terre la source miraculeuse que l’on voit encore aujourd hui

1. Ad. Orain, Géographie pittoresque du département d'Ille-ct-Yilaines (Rennes, 1882), p. 407.

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