Ibul
recettes et remèdes profanes
Solon une croyance populaire rapportée par M. 1 abbe II al le t, la morsure est incurable quand on est blesse au sommet de la tète b La croyance s’explique peut-être par le fait que les blessures où la dent du chien ou ( u oup pénétre dans le crâne sont bien plus dangcieuscs que es autres. -En Bcauce, raconte M. Rolland;, les femmes s’abstiennent de couler la lessive le \endicdi, paico que elles étaient mordues ce jour-là par un « chien fou », le mal serait incurable. - Cela peut s’expliquer par le fait que le
vendredi est un jour néfaste.
Mais les pratiques curatives sont innombrables !
C’est encore une pratique usitée dans beaucoup d autres cas, en Occident, que nous trouvons à Rassoia sui le golfe Persiquc. Un mollah descendant du prophète monte sur deux piliers situés l’un près de l'autre. Il s’y installe dans la posture du colosse de Rhodes: les personnes mordues passent entre ses jambes et elles sont guéries1 2 3. C’est le procédé si fréquent dans nos pays qui consiste à passer sous une châsse, ou dans le trou d’une pierre, ou entre les branches recourbées d’un arbre; on croit qu’on laisse le
mal au passage.
Chez les Arabes, le sang royal avait le privilège de guérir de la rage. Dans la Hamâsa, recueil de poésies compilé vers 225 de l’hégire (840 de notre ère), un poète voulant faire l’éloge d’une tribu (les Banoù Sinân) dit : « Us construisent les édifices des actions généreuses et guérissent les blessures. Leur sang est le remède souverain contre la rage . » Le scholiastc arabe ajoute à propos de ce vers : cela veut