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Le miraculis S. Martini, III, CO

3. Histoire de Notre-Dame de Laits, par le P. Maurel, S. J., 2e éd., p. 83, cité dans Parfait, La Foire aux reliques, p. 388.

APPENDICE

guérison do la fièvre1. » Et Expilly cite à cot égard l’exvoto en vers latins d’un docteur ès arts, gravé tout auprès sur une plaque de marbre :

Fons hic qucm cernis, nullas licet egerat undas, Ardcntem mira comprimit arte sitim.

Si qucm uril febris, raso de pulvere sumat Pocula, præscntem sentiet æges opem.

O natura, stupe ! rerum perverlitur ordo,

Exstinguit llammas nunc, velut unda, lapis.

Dans la chapelle de Sainte-Barbe , à un kilomètre de l’église paroissiale de MarolIes-les-Buis (Eure-et-Loir), « les pèlerins grattent avec un couteau le mur de la chapelle, mêlent dans un verre d’eau la poussière ainsi obtenue, et avalent celte potion pour se guérir de la fièvre. Ce remède n’agit qu’autant qu’on se fait dire au moins un évangile 2. »

Faut-il rappeler les vertus merveilleuses des « saintes poussières » de Lorette? « A certains jours, on époussèlc les murs de la Santa Casa; la poussière, recueillie sur des linges gommés, est ensuite renfermée dans de petits reliquaires que les pèlerins peuvent conserver sans crainte, parce qu’ils sont donnés par l’autorité légitime3. »

Autres monuments. — Des monuments mégalithiques ou des objets de pierre sont souvent mis en rapport avec les saints par la tradition populaire. Dans ce cas, on a encore recours au grattage ou au lavage.

En Ecosse, sur les bords de la Glyde, dans une localité qu’on no nomme pas, se trouve (ou au moins se trouvait) une pierre appelée le char de saint Gonvall. D’après la tradition, ce saint serait venu d'Irlande par mer, sur cette

1. Expilly, Dictionnaire géographique des Gaules et de la France, t. V, p. 716.

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