‹ La rage & st-HubertChapitre 165 sur 168 · A. S. Morin, Le prêtre et le sorcier, p · texte numérisé non relu

A. S. Morin, Le prêtre et le sorcier, p

3. Abbé Milochau, La sainte Maison de Lorette, p. 126, cité dans Parfait, La Foire aux reliques, p. 387.

EMPLOI THERAPEUTIQUE DES RELIQUES

pierre. — Cette façon do traverser Ja mer, sur des pierres ou dans des auges en pierre, était familière aux saints celtiques et, dans plusieurs églises de Bretagne, on a conservé, comme preuve authentique, l’auge miraculeuse du saint. — Le char de saint Convall servait à guérir bêtes et gens, grâce à l’eau dont on l’avait lavé l.

Dans le voisinage de Saint-Léonard-des-Bois (Sarthe), se trouve une sorte de dolmen connu sous le nom de « lit » ou <( tombeau de saint Léonard. » Un grand nombre de pierres mégalithiques passent pour avoir servi de lit à des anachorètes et c’est par la trace de leur corps que l’on explique le creux ou le poli ou telle autre particularité de Ja pierre. — L’une des extrémités de la pierre de saint Léonard est bombée et a un peu la forme d’un oreiller ; l’autre est creusée et l’on a cru y voir des traces de pieds humains. De là est venu naturellement la légende. Or, du moment que le saint a couché là, la pierre doit être fétiche, par la raison que tout ce qui a touché aux personnages surnaturels participe de leur puissance. On gratte la mousse qui pousse sur cette pierre et elle guérit la fièvre 2.

Donner plus d’exemples serait fastidieux et n’ajouterait rien au principe de médecine religieuse que nous avons énoncé et démontré par les faits 3. Une pratique différente par le procédé, mais identique par l’esprit, nous servira de conclusion.

Puisque l’on boit l’eau des reliques, on peut aussi les prendre d'une autre manière, car si elles ont de la vertu, elles l’ont certainement par un bout comme par l’autre. Nous n’avons pourtant, dans nos lectures, rencontré qu’un

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