Sévigné, Lettres , éd. Monmerqué, t. II, p. t
2. Origine des bains de mer (Dieppe), article du Magasin Pittoresque, t. XXV (1857), p. 214-215. L’auteur de cet article cite aussi (d’après
LA RAGE DANS L’ANTIQUITÉ CLASSIQUE
médication de la rage chez les anciens. Celse mentionne seulement la cautérisation en passant, mais il n’indique pas le genre de cautère : « C’est principalement, dit-il, quand la morsure provient d’un chien enragé qu’il faut, à l’aide de ventouses, en extraire le virus; après cette opération il faut brûler la plaie1. » Ce silence a lieu de nous étonner, car le fer rougi au feu est le cautère « actuel, » comme disent les médecins, le plus anciennement connu. « Dans une première période qui commence avec Hippocrate, que l’on pourrait, au reste, faire remonter plus haut, le feu sous ses différentes formes régna sans contrôle ; le fer rouge était le remède suprême : lorsqu’il échouait, le malade était déclaré incurable... Les successeurs d’Hippocrate suivirent sa pratique2... » Le premier qui appliqua le fer rougi au feu à la morsure faite par le chien ou le loup enragé, fut un bienfaiteur de l’humanité, un Pasteur préhistorique ; mais qui sait son nom, et même son époque ? Il est confondu avec tous les grands inventeurs des âges obscurs de l’humanité, dont les découvertes successives ont créé peu à peu la civilisation, troupe de pâles ombres dissimulées dans la nuit et dont nous ne pouvons même pas évoquer les souvenirs ! «Il y a eu bien des hommes vaillants avant Agamemnon, a dit le poète latin : mais tous sont accablés sous une longue nuit, sans qu’on les pleure, sans qu’on les connaisse, car il leur a manqué la parole inspirée d’un poète ! » La cautérisation par le fer rouge ne paraît que très tard dans des pratiques consacrées par la religion chrétienne ; elle leur est sans doute antérieure ; mais, faute de documents, on ne peut rien affirmer.
Van Helmonl) l’histoire d’un homme attaché par des cordes aux vergues d’un navire, et que de temps en temps, on descendait pour lui faire faire un plongeon. Il avait été mordu par un chien enragé.