Andry, op. cit., p
2q CHAPITRE PREMIER
ta vois attachée au rocher, et Tréville [le comte de Triville, célèbre par son esprit et sa galanterie] sur un cheval ailé qui tue le monstre...' » Et Mme de Sevigne termine par une comparaison gaillarde qui ne touche pas
à notre sujet.
La comédie s’est même emparée de ces pratiques, une fois au moins :
Une petite pièce jouée à Paris sur le Théât re de la Foire, en 1725, roule précisément sur ce sujet. La scène se passe a Dieppe, ou Angélique, qui aime Clitandre, s’est fait conduire par son pere, sous prétexte de morsure de chien enragé. Le médecin, qui est dans la confidence, déclare au père qu’il est absolument necessaire de joindre à l’efficacité des bains de mer celle du mariage, et après diverses péripéties causées par la terreur qu’inspire à Pierrot et à Arlequin la redoutable maladie qui est en jeu, le mariage se conclut. On peut croire qu’il y avait des lors une certaine affluence aux bains de Dieppe, car le médecin des bains est
ainsi célébré :
A ses secrets admirables On accourt de tous côtés.
Enfin ce docteur guérit Rage de corps et d’esprit3.
On appliquait le même traitement aux chiens, car, au xvi° siècle, Jacques du Fouilloux, dans sa Venene , îecommande un bain d’eau salée pour les chiens mordus, afin de les <( empêcher d’enrager. » On les y plongeait neuf fois, c’est-à-dire trois fois trois.
§ 7. — LA CAUTÉRISATION
La cautérisation au fer rouge ne ligure point dans la