ET SON CULTE
§ 1 . — l’abraye ET LE VILLAGE
La petite \ille de Saint-Hubert, qui compte environ deux mille cinq cents âmes, est située dans une des parties les plus boisées et les plus pittoresques de TArdenne belge. On y arrive aujourd’hui de Poix (station de la ligne Namur- Luxembourg) par une agréable route qui monte légèrement pendant sept kilomètres; le nombre de voyageurs est assez grand pour qu’on ait récemment établi un tramway. La ville n a lien de remarquable en dehors de son église abbatiale : son seul monument civil est un buste de Redouté (le célèbre peintre de fleurs, natif de l’endroit), établi au-dessus d’une fontaine devant l’hôtel de ville. Il y a deux hôtels ou auberges; suivant l’usage belge, l’un est libéral (c’est V Hôtel du Luxembourg), l’autre catholique [Y Hôtel du Chemin de fer ) : le premier doit faire peu d’affaires dans un endroit de pèlerinage et de sainteté.
La ville s’est formée autour de l’abbaye qui lui a donné son nom : la localité s’appelait autrefois Andage ou Andain. G est Gn 825 qu on y transporta le corps de saint Hubert1. Le monastère y existait déjà et l’on explique son origine P ai un miracle analogue à ceux que nous avons déjà relatés.
1. Demarleau, Saint-Hubert, 1877, p. 48; Abbé C.-J. Bertrand, Pèlerinage de Suint-Hubert, Namur, 1855, p. 55 et suiv.