‹ La rage & st-HubertChapitre 53 sur 168 · CHAPITRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIÈME

10° Et si la personne recevait de quelques animaux enragés la blessure ou morsure qui allât jusqu’au sang, elle devrait faire la même abstinence l’espace de trois jours sans qu’il soit besoin de revenir à Saint-Hubert.

11° Elle pourra enfin donner répit ou délai de quarante jours à toutes personnes blessées ou mordues à sang ou autrement infectées par quelques animaux enragés*. »

Cos prescriptions sont d'ordre divers : les unes, et ce sont celles qu’on indique comme les plus importantes, onl pour but de « purifier l’âme et le corps, par la grâce annexée aux sacrements de Pénitence et d’Eucliaristie. » En effet, comme l’a écrit le P. Roberti, on doit reconnaître « qu’il a été très saintement ordonné que celui qui veut obtenir de Dieu la santé corporelle, travaille premièrement à guérir les maladies de son âme; celles-ci étant parfois la cause d’infirmités corporelles, selon les paroles de Notre-Seigneur au malade guéri, en saint Jean, chapitre v, v. 14 : Vous voilà guéri : ne péchez plus à l avenir, de peur quil ne vous arrive quelque chose de pis6. »

Les autres prescriptions sont d’ordre naturel, ce sont des précautions hygiéniques, dont quelques-unes font aujourd’hui sourire, mais elles remontent à une époque où la médecine comptait par centaines les recettes pour nous naïves ou ridicules. Ces prescriptions recommandent un régime modéré et frugal, propre à ne pas réveiller ou aviver le mal. Lorsqu’on demande une faveur à un saint, on ne doit rien faire de contraire à la faveur que l’on demande1 2 3 4. C’est dans cet esprit qu’on explique les prescriptions de la neuvaine qui ont une apparence bizarre, par exemple

1 . Faire la même abstinence , c’est-à-dire observer les articles de la Neuvaine pendant trois jours.

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