Cité dans Hallet, p
4. « Attendre de Dieu une guérison de ce genre en faisant des choses contraires à cette guérison, c’est ne pas montrer de la confiance, c’est tenter Dieu, c'est se moquer. » Bertrand, p. 153.
SAINT HUBERT GUERISSEUR DE LA RAGE
les mesures de propreté des articles 2 et 3. C’est par esprit de pénitence et d’abstinence qu’on s’abstiendra de divers mets. C’est pour éviter de laisser sortir du front la parcelle de la Sainte-Etole que l’on ne devra point se baisser pour boire aux fontaines et aux rivières, et aussi s’abstenir du peigne et du rasoir1 2.
La taille ne se donne qu’aux personnes qui ont été mordues à sang et quand on a lieu de croire que le cbien ou tout autre animal qui a mordu était réellement enragé. Ce serait abuser des saintes reliques que s’en servir sans raison suffisante. « La taille est regardée comme une faveur, qu’on ne peut accorder distinctement à toutes les personnes qui la désirent, mais seulement à celles qui sont censées avoir contracté le principe de la rage. La personne qui a été taillée doit faire une neuvaine conformément à un agenda qui lui est remis'. » Elle ne se donne aussi qu’aux personnes ayant atteint l’âge de discrétion : les enfants qui n’ont pas encore fait leur première communion ne sont pas admis à être taillés.
Le répit, dont le nom indique la signification, n’implique aucune opération. Il se donne soit aux enfants qui ont été mordus à sang , soit aux grandes personnes chez lesquelles la morsure n’a pas pénétré jusqu’à la chair vive, ni produit de contusion.
Aux enfants mordus à sang, on donne ce qu’on appelle le répit à terme de quinze à trente ans suivant les circonstances. L’enfant est assuré contre la rage pendant ce délai. Il s’agenouille devant le prêtre selon le rite décrit plus haut et celui-ci lui touche le front avec la pelote-reliquaire
1. « La guérison de la rage par la Taille est aussi surnaturelle [que plusieurs guérisons miraculeuses rapportées dans la Bible], Dieu pourrait aussi l’opérer sans exiger la pratique des prescriptions de la Neuvaine ; néanmoins, il veut qu’on observe ces prescriptions qui ont quelque rapport avec la guérison produite par sa puissance. » Bertrand,