‹ La rage & st-HubertChapitre 58 sur 168 · Bertrand, p · texte numérisé non relu

Bertrand, p

3. Bertrand, p. 178, et Hallet. p. 89, n. Le voyage du fils de Calvin est raconté par le jésuite Prola dans son livre de Novcndialibus supplicationibus, Rome, 1714, p. 230. Ajoutons en passant que cet auteur, pas plus quela plupart des auteurs anciens, ne met en doute les miracles de Tétole et de la clef miraculeusement apportées à saint Hubert,

SAINT HUBERT GUÉRISSEUR DE LA RAGE

possible des attestations de leur curé et de l’autorité municipale. Les aumôniers jugent alors s’ils doivent donner la taille ou le répit. Il ne manque pas en effet d exemples mémorables de pèlerins qui ont succombé après avoir reçu le répit; mais c’était leur faute, et on nous assure qu ils avaient refusé de se laisser tailler.

« Une personne riche et instruite (habitant la Belgique) qui avait persisté dans son refus de subir l’opération de la taille, rendue nécessaire par la morsure qu’elle avait reçue d’un chien, est morte dans la rage, six semaines après son passage par Saint-Hubert, où on lui avait clairement et itérativement expliqué que le répit de 99 ans, qu’elle réclamait et qu’elle se fit donner pour ne pas être taillée, était pour elle insuffisant.

« Deux autres personnes habitant la France (Pas-de-Calais) se trouvant dans les mêmes circonstances que la précédente, ont eu le même malheureux sort l. »

Avant de terminer ce chapitre, reproduisons la mention de succursales qu’aurait eues l’abbaye de Saint-Hubert. « A Lattrey et à Nonweilles, dit Andry, églises où sont des reliques de saint Hubert, on fait le même régime et le même traitement qu’à l’abbaye de Saint-Hubert2. »

Le P. Prola parle d’une chapelle de saint Hubert in arce Moriacourt in Artesiæ confiniis. Les gens mordus s’y rendaient et se guérissaient en y faisant une neuvaine : les miracles ont été constatés par un prêtre de Thérouanne et par l’évêque de Boulogne3.

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