‹ La rage & st-HubertChapitre 6 sur 168 · R. Burton, A pilgrimage to Mecca, 1. II, ch. iv · texte numérisé non relu

R. Burton, A pilgrimage to Mecca, 1. II, ch. iv

4. Voir Preller, Griechische Mythologie , 2° édit., t. I, p. 356, n., et Pline, flist. Nat., VIII, 63.

LA RAGE DANS L’ANTIQUITÉ CLASSIQUE

le patient, ou entre le patient et tel être, tel objet dans lequel on fera passer le mal. A cette doctrine se rattache celle dont une école médicale a fait un principe en disant : similici simihbus curant ur, a les semblables se guérissent par les semblables. » Et cette doctrine, par une rencontre curieuse, s’est trouvée vérifiée par la découverte de la vaccine, il faut dire aujourd’hui des vaccines. L’application de ces idées à la guérison de la rage se rencontre sous de nombreuses formes. La plus usuelle est celle qu’exprime un de nos dictons du xvie siècle :

Contre morsure de chien de nuit Le mesme poil très bien y duit (convient).

C’est-à-dire qu'on prend du poil du chien qui vous a mordu et qu’on l’applique sur la blessure ; le mal est ainsi guéri. La pratique est, on peutdire, universelle : nous l’avons constatée dans toute l’Europe, dans l'Inde et en Chine1. Dans quelques cas on procède un peu différemment : on brûle les poils et on en mêle la cendre à du vin qu’avale le mordu2 3 4. Pline recommandait de mettre sur la plaie la cendre d une tête de chien '. Autre recette sympathique : on mange la chair du chien qui a mordu1. Le plus souvent c’est le foie . Je traitement est déjà signalé par le médecin grec

1. Rolland, Faune populaire, t. IV, p. 59 ; Liebrecht, Zur Volkskunde, p. 353; Notes and Qaeries, lre sér., t. VI, p. 316 et 365; 2° série, t. II p. 239. 279; 3« sér., t. Vit, p. 276, etc. ; Tylor, Primitive Culture, t. 1, p. 84; Edda (Havamal 138); Dyer, Enjlish Folk-Lore, p. 144; Strakerjan, Aberglauben , etc., aus Oldenburg, t. I, p 81 ; Wuttke, o p. cit .. p. 301-302 ; Petrowilsch, Die Volksmedicin bei den Serben, dans le Globus, t. XXXIII, p. 348; Black, Folk-Mcdicine, p. 50 ; Rossi, Superstizioni, p. 398; Bernoni, Tradizioni popolari Veneziane, p. 177; Folk- Lore Journal, t. I, p. 373; Dennvs, Folk-Lore of China, p. 52; Gerrnania, t. XXVII, p. 376.

2. De Gubernatis, Zoological Mythology, t. II, p. 39; De Chesnel, Dictionnaire des superstitions, col. 977.

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