Cité dans Hallet, p
SAINT HUBERT GUÉRISSEUR D î LA RAGE
Mgr Dechamps (mort en 1883), lorsqu’il n’était encore que simple prêtre, a écrit, sur la question qui nous occupe, un livre dont le titre seul, la Sainte-Étole vengée, indique la nature et l’esprit. Cependant il y déclare formellement que si 1 Église approuve et encourage le culte de saint Hubert, elle n’impose à aucun fidèle l’obligation de croire à son efficacité : « Ce sont là, écrit-il, des croyances libres et non des dogmes de foi l. » Et M. l’abbé Bertrand dit de son coté :
Les guérisons obtenues ù Saint-Hubert au moyen de la Sainte- Etole sont des guérisons surnaturelles. Nous n’en faisons pas un article de foi, mais nous avons de très fortes raisons de le croire prudemment et pieusement. Nous ne disons pas que ce sont des miracles de premier ordre, mais nous y reconnaissons des grâces singulières, des bienfaits signalés, des phénomènes surnaturels, où se montre une intervention particulière et sensible de la Providence, une influence de la Toute-puissance divine et une conduite extraordinaire de l’Auteur de la nature, qui se plaît ainsi à honorer et à récompenser tout à la fois les vertus de saint Hubert et à bénir ceux qui se confient à son intercession \
Et ailleurs encore dans ce passage où l’auteur donne et retient tout à la fois :
Nous avons aussi l’autorité de l’Eglise qui a donné son approbation à la pratique de la Taille et de la Neuvaine de saint Hubert, non en ce sens que l’Eglise l’ait défini comme un dogme et quelle faisse un devoir aux fidèles d’y recourir; elle approuve seulement la piété de ceux qui recourent à Jésus-Christ par l’intercession de saint Hubert en vénérant ses reliques parla Taille et la Neuvaine 3.
Telle est aujourd’hui l'opinion de l’Église en cette ques-
1. OEuvres complètes de S. E. le cardinal Dechamps, t. VIII (la Sainte- Étole vengée), p. 350, cité dans Demarteau, dissert, de 1882, p. 51.