‹ La rage & st-HubertChapitre 71 sur 168 · CHAPITRE TROISIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIEME

présent ni de l’avenir, pour ce qui les concernait, mais qu’ils étaient même en possession d’accorder un répit de quarante jours à quiconque aurait été exposé aux mêmes accidents qu’eux, etc. «. »

On voit par ce récit , tait sans l’intention de prouver aucune llièse, qu’une partie seulement de ceux qui ont survécu a fait le voyage de Saint-Hubert, et cela à un moment où le venin de la rage les aurait déjà frappés s’il avait dû le faire et où ils n’étaient plus malades que d’imagination. Ils firent ce voyage chacun de son côté quand leur état le leur permit. Quant à Victor Raulx, seul nommé dans le livre de M. l’abbé Ilallet, comme ses blessures l’avaient rendu incapable de marcher1 2, ce ne fut que six mois après son accident qu’il put se rendre à Saint-Hubert, accompagné de sa mère. C’est ce que son fils, M. Raulx, employé à Bar, a appris à M. Maxe-Werly. M. l’abbé Hellct a aussi commis une erreur que nous regrettons d’avoir à relever, car cette rectification diminue encore la poésie dramatique de la légende. Victor Raulx 11e revint pas en 1841 ; c’est un de ses fils, alors séminariste et aujourd’hui curé à Vaucouleurs, qui fit ce pèlerinage pour remercier Dieu de la guérison miraculeuse de son père 3.

Par cet exemple, où nous avons pu contrôler la légende pieuse par fhistoire authentique, on peut juger de la valeur des témoignages accumulés depuis des siècles pour

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