‹ La rage & st-HubertChapitre 95 sur 168 · CHAPITRE TROISIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIEME

tion de l’église et de l’autel de Saint-Hubert avec toute sorte d’accessoires pour enjoliver la chose et la rendre plus intéressante aux femmes et aux enfants : petits cierges, bouquets, rubans, etc.

Ils faisaient le commerce d’images, de chapelets, de bagues, de cornets , peut-être aussi de scapulaires, le tout bénit à Saint-Hubert et touché aux reliques.

Ces petits objets se payaient quelques centimes et tout le monde en faisait l’acquisition. Les bagues étaient principalement pour les petites tilles, tandis que les cornets (cors de chasse) en métal blanc ou jaune, étaient pour les petits garçons; on leur attachait le cornet à la casquette, au bonnet ou au chapeau, ordinairement sur le côté. On croyait généralement que porter ces objets garantissait de la morsure des chiens enragés.

Les colporteurs vendaient aussi de petites brochures contenant la vie et les miracles de Saint-Hubert.

Depuis bien des années, depuis quarante ans peut-être, on ne voit plus venir ces colporteurs ; j’ignore pour quel motif ils ont cessé leur commerce.

Sans doute, parmi ces marchands, il devait y avoir de la contrebande et tous ne venaient pas de Saint-Hubert d’Ardcnne. Les âmes simples ne leur demandaient pas toujours de produire leurs papiers. Pourtant ils devaient en avoir, car voici, d’après M. l’abbé Ilallet (p. 148), « la teneur du certificat imprimé qu'on délivre à Saint-Hubert aux colporteurs d’objets de dévotion, afin de donner aux fidèles l’assurance que les objets qu'on leur vend sont réellement bénits ».

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