‹ La raison et le rationalismeChapitre 25 sur 49 · PREFACE XLIX · texte numérisé non relu

PREFACE XLIX

nées du plus libre mouvement de l'âme, sans recours effectif à aucune influence proprement philosophique, et comme parties du sanctuaire fermé de la conscience, se sont produites implicitement sans que la réflexion explicite ait toujours pris le temps de les égaler... Comme sa pensée dominante, c'était de montrer qu'il y a, dans la connaissance, autre chose que la connaissance, il semblait spontanément et délibérément porté à achever sa propre thèse dans la pratique et par elle '. » Il estimait donc de plus en plus que, pour faire œuvre solide, la pensée doit se laisser resserrer entre l'expérience qu'elle résume ou dont elle rend raison et l'action en laquelle seulement elle peut s'achever et se vérifier pleinement. Il allait ainsi, constant dans sa méthode comme dans sa doctrine, sans se détacher certes du souci de l'influence qu'il exerçait, mais sans se laisser troubler, pour l'accomplissement d'une tâche résolument concertée, ni par la joie d'être goûté, ni par la tristesse d'être parfois méconnu

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