NT ON ABUSE
e de la révélation primitive dans les
'es; tous l'ont reconnue en principe ,
lant de Dieu, les principales vérités
de Tordre surnaturel. »
îr, par les cours de théologie les plus
et les communautés religieuses, par
ise de France, que la doctrine qui a
note est assez généralement admise
quelquefois même dépassée sur ce qui
e Dieu. Dans la Théologie de Bailhj,
ïoup de séminaires de France , on lit
n admisserunt pluralitatem deorum
numini subordinatorum; Concedo;
ualium et independentium ; ZVego!
, non quidem ab omnibus omnino ho -
:R, creditum est u.mm esse deum
iXIMUM, PATRE M DEORUM ATQUE HO-
imisque monumentis facile adstrui pois quidem coluerunt innumerabiles...
remo subordinatos plerique tel forte otis, arbiirabantur ( Tom. I, (ract. de
Jbagbs, tous adoptés par les séminaires, <vec Baillv. Parmi les docteurs on pour- )nneur de l'Église gallicane, la Luzerne, sin, et le savant évêque d'Avranches!
^'est ignorer les premiers principes de e pas vouloir entendre que les païens il Dieu comme les autres ( Lettre à
'1er que les évêques de France, dans la
IlO LA RAISON PHILOSOPHIQUE
« l'unanimité et le commun consentement de tous les mortels. » « Saint Augustin s'exprime comme Arnobe : « A l'exception « d'un petit nombre , en qui la nature est trop dépravée , tout « le genre humain conjesse Dieu auteur du monde. »
«Maxime de Madaure, philosophe — s— - "' saint Augustin : « Qu'il y a un Die
« père et l'auteur de toutes les chose
« grossier et assez stupide pour le r
« adorons , sous des noms divers , lr
« toutes les parties du monde. Nous,
« sommes sur la terre, nous adorons <
« et des hommes par différents cul
« s'accordent tous dans la variét
« qu'à la même fin. » Et saint Augus
« plie : Ce seul Dieu dont vous me
« celui qui est reconnu dans tout
« comme l'ont dit les anciens, les iy
« les savants. »
« Maxime se trompait sans doute, •
une erreur. Mais il attestait du moin
l'attestait lui-même , la croyance gé,
dont la notion est commune à tous les
la notion du VRAI DIRU n'a jamais
pure, aussi parfaite chez les païens
les Juifs et les chrétiens. Mais il n'e;
quoique altérée par les superstitions c
partout , et que les gentils , encore qu
ont cependant connu et confessé le Di
leur de toutes choses, comme l'a dit
concile de Carthage de l'an 258; Gen
lant, tamen summion Deum palremi
gnoscunt et confit entur (Théolog. dogi On trouve aussi, dans le même ou
gneur Gousset, ces deux remarques qu
doctrine :
« L'existence des bons et des mauvî
mes de la révélation primitive, une cr
les patriarches, s'est répandue dans tou
Bossuet dit : « Quand je vois , dans les
« lypse et dans Y Évangile même, cet ange des Perses, des Grecs, « des Juifs, des petits enfants, et, parmi tous ces anges, celui « qui met sur l'autel le reste d'encens de la prière , je reconnais ■ dans ces paroles une espèce de médiation des saints anges; je « vois même le sentiment qui a pu donner occasion aux païens i de distribuer leurs divinités dans les éléments et dans les « royaumes, pour y présider. Car toute erreur est fondée