ACTE PREMIER ô
HENRIETTE
Ni de la mienne, je vous assure.
M^ô GODOT.
Vous n'êtes pas aimable, Henriette.
HENRIETTE
Si vous croyez que vous l'êtes, vous qui vous mettez à deux pour m'empêcher d'avoir un plaisir.
Mme GODOT.
Vous avez l'air de croire aune conspiration, vous vous trompez.
HENRIETTE
Je ne sais pas.
Mme GODOT.
Je vous l'affirme'.
HENRIETTE
Mon père, que je viens de voir bien portant, il y a une heure, ne peut être mourant maintenant, et s'il était aimable, et surtout bien conseillé, il lui serait, je crpis, possible de me conduire à ce bal, dont vous auriez pu vous-même me ramener, avec un peu de complaisance.
Mme GODOT.
Je ne m'attendais pas, je l'avoue, à tant d'aigreur de votre part, ni pour lui ni pour moi. Son crime, à lui, je le répète, est de se fatiguer pour nous tous^ le mien a été de comprendre que du repos lui fût nécessaire. Et je m'étais faite garante auprès 4e lui que vous comprendriez.
4 LA HANÇON
HENRIETTE
Je me demande pourquoi, alors, vous m'avez fait faire cette toilette que j'étais si heureuse d'étrenner.