SCENE II
HENRIETTE, seule.
C'était bien la peine que je m'humilie, que je me rac;cemmode,et que je promette de ne plus voir Valentine pour ne rien obtenir. 11 n'a pas cédé, il n'y a pas à dire, il n'a pas cédé^ Oh ! je casserais quelque chose avec un plaisir 1 Le voilà devenu un
tyran, comme les autres. Il va aller payer ma couturière lui-même, obtenir un rabais ! Alors, s'il est de ce tempérament là, comment -vais-je faire pour les mille francs que je lui ai cachés jusqu'ici? Comment vais-je faire? Gomment? Il faut trouver un moyen. Car pour ne plus voir Valentine, il ne faut pas qu'il compte là-dessus. Vivre en Gendrillon, en pot-au-feu, non, non, non. Il travaille pour moi, le soir ! Je le sais bien qu'il travaille pour moi, le soir, il n'avait pas besoin de me le dire. D'ailleurs, il le doit : l'homme doit pourvoir aux besoins de la femme, c'est dans le code civil. Pour m'avoir reproché ça, il faut qu'il ne m'aime plus, et s'il ne m'aime plus...