ACTE TROISIÈME
Voilà qui est déjà mieux.
BRION
Savez-vous que vous êtes très intelligente ?
HENRIETTE
Gomme toutes les femmes.
BRlON.
Mais alors, vous qui êtes faite pour toutes les délicatesses, vous devez souffrir de cette situation.
HENRIETTE
Oui, parfois. C'est pourquoi je me plaisais tant à Trouville, j'y vivais enfin au milieu de mon véritar ble monde, oui, ce sera un moment béni dans mon existence et elle n'en connaîtra peut-être pas d'autre.
BRION
Moi, je serais de vous, je ne désespérerais pas. Il est impossible que la vie ne vous ménage pas encore quelque agréable surprise... Vous avez des relations, des amis dévoués, que sait-on ? ^^
HENRIETTE
Vous me donnez de l'espoir.
BRION
Vous connaissez le proverbe : aide-toi, le ciel t'aidera. Mais, il y a longtemps que j'abuse de votre complaisance à m'écouter. J'espère, Madame, que nos relations n'en resteront pas là et que nous continuerons à nous voir. Pour ce qui est de moi, je le désirerais vivement... Et je suis sûr, si vo.us le vou-
liez, que vous auriez une grande influence sur ma vie.
HENRIETTE
Oh I c'est trop dire.
BRION
Je remarque que vous n'avez piiâ de tableaux, n'aimez-vous pas la peinturé ?
HENRIETTE
Oh ! si, ihais le filbyèn ! Je vais au Salon tous les ans voir ceux que lès autres pôtiri»otit acheter.
BRION
J'en ai quelquès-tins qui Valent la peine d'être regardés. Voulez-vous mé feire l'honneiir de venir les voir 1
HENRIETTE
Ce serait compromettant.
feRîON;
J'ai cm ooaîi>rendre que vous éttee discrète, moi aussije suis diseret.
HBNRIfiTTfe.
Eh! bien, oui.
BRION
Voici mon adresse, ëuând ?
BRION
eertiain;