‹ La réaction d'agglutination (réaction de Paul-Bunnell-Davidsohn) au cours de la mononucléose infectieuse: Son intérêt diagnostique et nosologiqueChapitre 27 sur 51 · Le titrage simultané des agglutinines dans ces trois · texte numérisé non relu

Le titrage simultané des agglutinines dans ces trois

cilutions de sérum.

LR 1 Res

On obtient ainsi en fin d'expérience la formule complète des anticorps du sérum étudié.

Les dilutions initiales du sérum sont ainsi obtenues : dans 3 lubes (type Kahn) on introduit Oec.2 de sérum inactivé, et on ajoute 0 ec. 8 d'eau physiologique dans le premier tube, O0 ec. 8 d'émulsion de globules rouges de bœuf dans le deuxième, 0 cc. 8 d'émulsion de rein de cobaye dans le troisième. fe taux de dilution du sérum dans ces trois tubes est donc de 1/5.

On laisse le mélange une heure à la température du laboratoire en agitant toutes les quinze minutes.

Pendant ce temps on prépare 10 ou 12 tubes à hémo-

lvse dans lesquels on distribue — sauf dans le premier

de chaque série 0 ce. 25 d’eau physiologique.

Au bout d'une heure les deux tubes de la dilution ini- Uale qui contiennent l’antigèene sont centrifugés pendant 10 minutes à 1500 tours.

Puis on répartit le sérum dilué (dans l'eau physiologique et dans chacun des deux antigènes) dans les tubes des 3. galeries à raison de 9 ce. 25 dans les deux premiers, puis en reportant 0 ce. 25 du contenu du deuxième dans le troisième et ainsi de suite jusqu’au dernier tube dont on rejette 0 ce. 25. On obtient ainsi des dilutions progressives allant de 1/5 jusqu'à 1/10.240 (12° tube). Ces distributions sont faites au moyen d'un rhéomètre de Vernes.

On ajoute ensuite dans tous les tubes 0 ce. 1 de la suspension de globules rouges de mouton à 2% et on laisse les tubes sur la table du laboratoire.

Au bout de 2 heures on pratique la lecture en plaçant

les tubes inclinés au-dessus d’un miroir concave et en

Sn

regardant leur image grossie. Ce procédé plus rapide que la lecture au micsoscope donne autant de précision.

M. DEMANGHE évalue l’activité de chaque sérum en unités dagglutinines, celles-ci étant définies par la plus petite quantité de sérum pur qui provoque une agglutination nette. Or le volume du sérum pur ou dilué introduit dans chaque tube étant de 0 ce. 25, le nombre d'unités d'agglutinines contenues dans un sérum sera donc exprimé par le taux de la dilution la plus étendue à laquelle ce volume de Oec. 25 sera capable de provoquer l’agglutination. La dilution initiale étant de 1/5 le nombre d'unités croîtra par multiple de 5.

Quant au pouvoir d'absorption des différents antigènes il se mesure par le rapport du nombre des agglutinines absorbées à celui des mêmes unités contenues dans Île sérum pur.

M. DEMANCHE exprime en outre par un nombre le pouvoir agglutinant du sérum en notant par les chiffres 1

et 2 les degrés d’agglutination dans chaque tube.

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