NOR ES
difficilement rapportées à cette affection d'après les seules données de la clinique et de l’hématologie. Tels sont en particulier les cas simulant la leucémie aiguë ou lyniphoïde, l’angine agranulocytaire, les états typhoïdes.
VI. — La Réaction d’Agglutination doit contribuer par ailleurs à préciser la nosologie des adénolymphoïdites aiguës, en fournissant un test permettant d'isoler nette ment la Mononucléose infectieuse des autres adénolymphoïdites et plus spécialement de préciser les rapports exacts entre la Fièvre ganglionnaire de lenfant et Padénolymphoïdite aiguë bénigue de Fladulte, ‘rapports restés jusqu'ici imprécis.
VII. — En l'absence d'isolement de l'agent pathogène qui détermine la Mononueléose Infectieuse il est impossible de préciser le mécanisme de la Réaction dagglutination qui se présente comme une réaction para-spécifique. Une hypothèse de travail consisterait à admettre.
— soit l'existence d’un principe antigénique commun aux hématies de mouton et de bœuf et à lagent pathogène de la Mononueléose Infectieuse,
— soit plus vraisemblablement d’une parenté ou d’une similitude entre ces antigènes et l'endo-antigène formé par cet agent pathogène et les tissus dans lesquels il prolifère..
La Réaction d’'Agglutination réalise done à Ja fois une méthode simple, d’une réelle valeur diagnostique, et un
test permettant une classification nosologique des adéno-
lymphoïdites aiguës. À ce double titre elle mérite, eroyonsnous, de prendre place à côté des réactions sérologiques utilisées en pratique courante.
Le Président de la Thèse.
A. ROCHAIXx.
Vu :
Le Doyen, J. LÉPINE.
Vu et permis d’imprimer :
Lyon, le 4 décembre 1941 Le Recteur, Président du Conseil de l'Université, Gau.