OBSERVATION XIV
(Cette observation et la suivante sont dues à l’obligeance de M. le Docteur Lop qui nous les a communiquées).
Madame B..., 58 ans.
Angine de Vincent à forme nécrosante rappelant le noma ; présence abondante de l'association fuso-spirillaire. Réaction de Bordet-Wassermann négative.
Résultat merveilleux après 6 injections intra-veineuses et attouchements locaux au néo-salvarsan. Pas de récidive.
OBsSERVATION XV
M. M... 42 ans.
Laryngite tuberculeuse avec angine de Vincent. Présence nette du fuso-spirillaire. Réaction de Bordet-Wassermann négative. Guérison définitive par le 914 en six injections intra-veineuses.
Mort par suite des progrès de la tuberculose laryngée en décembre 1919.
Toutes les observations que l’on vient de lire se rapportent à des cas relativement bénins et la plupart d’entre eux ont eu une durée qui n’a guère excédé deux semaines. De plus, il n’ont présenté aucune tendance à l'extension et n’ont pas retenti sur l'état général. Ce sont là autant de remarques dont on peut déduire l’objection suivante : L’angine à évolué en un temps trop court et d'une façon trop bénigne pour provoquer de la part de l'organisme une réaction humorale quelconque. Il est donc tout naturel que la réaction de Bordet-Wassermann, qui semble bien sous la dépendance d’une modification du milieu intérieur, se soit montrée négative.
Aussi, pour ne pas mériter une semblable critique, et dans la pensée d’assurer plus solidement les bases cliniques de nos conclusions, avons-nous réuni quelques observations où l'association fuso-spirillaire s'est montrée plus particulièrement virulente et l’angine anormalement tenace.