THAT TENUE
beaucoup de nos résultats par des contre-épreuves, soit en répétant l’examen chez le même malade, soit en nous adressant à des laboratoires diflérents. En particulier nous avons pratiqué quelques réactions en double dans le laboratoire de notre Maître H. Beaudouin, à l’Asile de Maison-Blanche. Les résultats ont toujours concordé.
Nous avons pratiqué l'examen du liquide céphalorachidien chez de très nombreux malades aux diagnostics les plus variés : psychoses maniaques-dépressives, démences précoces, épilepsies, états d’arriération mentale, etc... et naturellement chez la plupart des malades du service portant le diagnostic de psychose hallucinatoire chronique. Enfin depuis trois mois nous avons pratiqué dans un service de l’asile de Villejuif l'examen systématique du liquide céphalo-rachidien de tous les malades entrants.
Dès maintenant, il nous est possible de préciser que c’est dans la psychose hallucinatoire chronique que nous avons trouvé avec la plus grande fréquence la formule méningitique que nous signalons,
Nous l’avons trouvée quelquefois, mais plus rarement, dans certains états alcooliques, dans quelques cas d'épilepsie, dans quelques confusions mentales ou états démentiels dans lesquels la participation méningée était certaine et évidente, Nous citerons quelques-unes de ces observations pour comparer les résultats à ceux obtenus dans les psychoses hallucinatoires chroniques, et nous les utiliserons dans la discussion de nos résultats.
MR LCR
Signalons, en outre, que nous n’avons pas trouvé, quant à nous, ce type de réaction dans la démence précoce et dans la psychose maniaque-dépressive.
Enfin, il est un point important qui devait retenir notre attention, c’est celui de la formule humorale transformée par le traitement, que l’on rencontre dans la paralysie générale après malaria ou chimiothérapie. Il est bien connu aujourd’hui que le syndrome mental de certains paralytiques généraux traités se modifie d’une façon particulière. Ils deviennent hallucinés, délirants, paraphréniques et peuvent ressembler dans certains cas à un type de psychose hallucinatoire chronique. Chez de tels sujets nous avons rencontré des résultats très intéressants pour notre étude et nous y reviendrons ultérieurement.