‹ La Réaction de Type Méningitique du Benjoin Colloidal dans Certaines Maladies Mentales et Plus Spécialement dans les Psychoses Hallucinatoires ChroniquesChapitre 23 sur 35 · RE QE · texte numérisé non relu

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avec idées de persécution exprimées en termes le plus souvent incompréhensibles: « C'est les gens du 14°; ils faisaient 5 ans de secrète avant de prendre la tenue. » Elle est accusée de crimes « par prières faites à l'auge de fond de cour ». On s’est servi de son nom « à la place de raison de complicité ». Incurie ; plaintes répétées au commissariat qui l'adresse dans le service, après une fentative d’homicide sur sa mère âgée qu’elle accuse d’être de connivence avec ses persécuteurs et de ne voulair « entendre raison ». Hérédité chargée, père alcoolique, frère interné. »

Dans le service, après quelques jours d'observation, le D: Beaudouin note : « Psychose hallucinatoire chronique, thème perséculif de voisinage, éléments originels noyés dans des explications d’allure néologique ».

Depuis son entrée dans le service, l’état mental de la malade est resté invariable. Son délire, actuellement fixé, très peu cohérent, est très difficile à suivre par suite de l’abondance des expressions néologiques. Lorsqu'on l’interroge, elle reprend les mêmes thèmes persécutifs qu'elle exprimait au moment de son internement : « Je n'ai jamais été auge de fond de cour. On reprend l'auge de mes antipathies, ou bien ça me reprend dans la tête. J’ai voulu frapper ma mère pour reprendre l'avant-guerre. Elle le méritait bien. I! faut lui faire comprendre, lui faire peur... »

Dans le service se montre calme, n’a plus de réactions violentes. Ne s'intéresse à rien, inoccupée. Ne demande pas à sortir. Pas d’affaiblissement intellectuel notable. Bien orientée.

Examen physique : hypertension artérielle, réflexes tendineux vifs, réflexes pupillaires normaux.

Examen du liquide céphalo-rachidien (9 janvier 1935) :

Albumine : 0,28.

Globulines aile Weichbrodt : O0.

Leuco : 0.

B.-W., Meinicke : négatifs.

Elixir parégorique : 00-0.

Benjoin colloïdal : 00000, 02222, 10000.

Mile B..., 58 ans, entre à l’Asile de Maison-Blanche le 26 octobre 1921. Le certificat immédiat note les faits suivants (D' Capgras) : « Délire systématisé de persécution évoluant depuis une vingtaine d'années. Hallucinations auditives verbales prédominantes et très actives; quelques rares hallucinations visuelles. Troubles de la sensibilité générale. Crainte d'être assassinée. Réactions anxieuses ; tentative de suicide ».

En 1930, le Dr Beaudouin rédige le certificat suivant : « Psychose hallucinatoire chronique d'évolution ancienne avec troubles psycho-sensoriels de la sphère visuelle ; absence de systématisation délirante nette et cohérente ».

Actuellement, la malade, dont les troubles évoluent, d'après les certificats, depuis plus de trente ans, continue à délirer d’une façon très active. Les troubles hallucinatoires sont nombreux. Elle entend toujours des bruits et des voix au-dessous d'elle, dans la cave vu dans les souterrains. On lit dans son cerveau, « on extrait sa pensée » à l’aide de mécanismes, d'appareils de T.S. F. On lui vent du mal, on l'insulte ; se sent entourée d’espions qui regardent à travers les murs. Les infirmières sont complices, elles laissent entrer les misérables qui la poursuivent. Troubles cénesthésiques, courants électriques pendant la nuit. Se prétend couverte de poux. Réclame du pétrole pour se frictionner le corps et la tête. Quelques

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