‹ La Réaction de Type Méningitique du Benjoin Colloidal dans Certaines Maladies Mentales et Plus Spécialement dans les Psychoses Hallucinatoires ChroniquesChapitre 24 sur 35 · LD NS · texte numérisé non relu

LD NS

idées mégalomaniaques peu cohérentes : « elle a 700 milliards de pension. Elle donne 2 milliards au cimetière pour la tombe de sa mère... »

Dans le service : calme, propre, travailleuse, s'occupe continuellement à des travaux de couture. Réciame toujours sa sortie mais sans grande conviction, semble-t-il.

Examen du liquide céphalo-rachidien (19 décembre

Albumine : 0,35.

: Pandy : 0.

Globutines À out 20:

Leuco : 0,6.

B.-W., Meinicke : négatifs.

Elixir parégorique : 00-0.

Benjoin colloïdal : 00000, 02222, 10000.

Mme L..…., 50 ans, entre à l’asile de Maison-Blanche le 31 janvier 1928. À son passage à Sainte-Anne on avait rédigé le certificat suivant : « Bouffée délirante hallucinatoire avec hallucinations auditives et cénesthésiques. Réaction dépressive ». (D' Montassut).

En octobre 1929, le Dr Beaudouin note : « Psychose hallucinatoire chronique. Récriminations fréquentes, »

Eu juillet 1932 : « Idées délirantes mégalomaniaques prédominantes, excitation verbale, troubles de la sensibilité générale. »

Depuis juillet 1932, en effet, la malade semble s’être transformée ; elle est devenue loquace, alors qu'auparavant elle causait peu et refusait de répondre aux questions. Depuis cette époque la présentation de la malade n'a pas changé. Les troubles psycho-sensoriels semblent s'être atlénués. Il persiste un délire très touffu, peu cohé-

rent, constitué essentiellement par le développement de thèmes imaginatifs et mégalomaniaques absurdes, que la malade exprime avec maniérisme et emphase : « Je suis la baronne de Rothschild et je suis la Reine Marie-Antoinette, mais personne ne le saura jamais. J’ai été soignée par les plus grands médecins du monde. Je mets au monde depuis 67 mois des millions de petits enfants. Je suis la plus riche du monde et je fais le bien en silence. J’ai rénové le temps. J’ai mis au monde les cieux... » Très lucide en dehors de son délire, pas d’affaiblissement intellectuel, bien orientée.

Examen du liquide céphalo-rachidien (9 janvier 1935) : Albumine : 0,30.

.. (Pandy : 0.

ForienE l Weichbrodt : 0.

Leuco : 0.

B.-W. et Meinicke : négatifs.

Elixir parégorique : 00-0.

Benjoin colloïdal : 00000, 01222, 10000.

Mme B..., 43 ans, concierge, entre à l’Asile de Maison- Blanche ie 8 septembre 1933, avec le certificat suivant de l’infirmerie spéciale : « Automatisme mental, hallucina-' tions muitiples, idées délirantes de persécution. À la suite d’une rafle faite il y a deux ans, dans le 9, elle est persécutée par des malandrins ; voix impérieuses et menaçantes, mauvaises odeurs qui lui donnent des maux de tête, Electricité dans les membres, mauvais goût des aliments. Viol, on la fait remuer dans son lit. Echo de la pensée et commentaire des actes. Réactions anti-sociales, tapage nocturne, elle se désintéresse de son service, ne peut plus travailler. Plaintes des locataires, d'où arresta-

Den ue

tion. Serait persécutée depuis deux ans « jour et nuit ». Ovariectomie il y a quatre ans. »

À son entrée dans le service, on note : « Débilité mentale avec psychose hallucinatoire chronique évoluant depuis deux ans environ. Thèmes persécutifs de voisinage pauvres et mal systématisés » (D: Beaudouin).

Actuellement, la malade se plaint qu'on la fait souffrir horriblement : « Ce sont des souffrances jour et nuit ; je ne peux plus manger, je souffre du tube digestif, du ventre, de la poitrine. J'ai de l’eau dans le corps. » Mais il est impossible de lui faire préciser l’origine de ces

souffrances. « Je ne peux rien vous dire ; on ne me fait

rien de vive voix {sic) ; d’ailleurs vous le savez mieux que moi. » Elle se montre très réticente, avoue cependant que la nuit elle entend des paroles menaçantes qui doivent se rapporter à elle ; mais ne donne aucune indication sur les lroubles signalés dans le certificat d’internement, qui l'ont pourtant poussée à des réactions antisociales. Le délire de la malade comporte un point particulier ; c'est la négation du décès de son mari survenu en septembre 1934 alors qu’elle était à Sainte-Anne. Ses parents le lui ont annoncé en octobre 1934. Elle ne veut point y croire : « Ce n’est pas possible, dit-elle, il faut voir avant de croire, il se passe tellement de drôles de choses ».….

Le niveau mental de la malade semble au-dessous de la moyenne. Dans le service elle est calme, réclame sa sortie.

L'examen physique ne montre rien de particulier.

Examen du liquide céphalo-rachidien (12 décembre 1934) :

Albumine : 0,30.

Pandy : 0.

Globuli RATER Weichbrodt : 0.

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