‹ La Réaction de Type Méningitique du Benjon Colloïdal: Dans Certaines Maladies Mentales et Plus Spécialement Dans les Psychoses Hallucinatoires ChroniquesChapitre 20 sur 38 · EI · texte numérisé non relu

EI

Henri-Rousselle (Dr Courtois) : « Délire hallucinatoire survenu depuis un an. Ses collègues le poursuivent, se moquent de lui, l’insultent grossièrement. Ils ont un microphone installé dans une rue qu'il désigne, et le touchent partout où il est. Il reconnaît leur voix, il les a vu passer dans la rue pour se rendre du côté du poste émetteur. Ils font cela par jalousie, parce qu'il a obtenu son changement d’un hôpital de la périphérie. Ils lui cherchent des « noïses en sous-main » ; plaintes à l’Administration de l’Assistance Publique. Lettre écrite au Commissaire (interceptée par la famille). Protestations contre son hospitalisation, réclame sa réintégration dans les hôpitaux : a pensé à se suicider ; tendances aux violences contre sa femme « qui le contredit ». Alcoolisme ancien. »

À Villejuif, le 14 novembre 1934, on note (D° Guiraud) ; « Psychose hallucinatoire chronique, état dépressif actuel, atténuation des hallucinations, fond débile. »

Actuellement, le malade n’a pas la même présentation qu’au début de son internement ; son état mental s'est sensiblement modifié ; les facultés intellectuelles sont considérablement diminuées ; les troubles hallucinatoires sont devenus épisodiques sans cependant disparaitre complètement. Se plaint parfois qu'on le traite de « vache » et « fumier ». Croit qu’on veut l’empoisonner : «ils m'ont intoxiqué » ; à plusieurs reprises il a refusé la nourriture qu’on lui présentait « parce qu’on lui avait mis du poison : il l’a senti au goût ». Présentation alternativement euphorique et déprimée. De temps en temps manifeste des accès d’excitation avec menaces de réactions violentes à l’égard du personnel et du chef de service.

L’examen physique ne signale rien de particulier.

Examen du liquide céphalo-rachidien (6 décembre 1934) :

Albumine : 0,80.

+ (Pandy 0:

Globuli Fe k PUS | Weichbrodt : 0. M CHA Leuco : 1,2. $ B.-W. et Meinicke : négatifs.

Benjoin colloïdal : 00000, 02222, 114000.

M. D. M.., 54 ans, est entré à l’asile de Villejuif le 28 octobre 1931, accompagné du certificat suivant rédigé à à l'hôpital Henri-Rousselle (D: Courtois) : « Délire hallucinatoire avec idées de persécution et de suicide. Depuis plusieurs mois des voisins, des Italiens de son village venus à Paris, lui en veulent. Ils l’insultent, le menacent, exigent de lui une signature ; ils lui envoient des courants électriques, des odeurs de soufre. On l'influence, on connaît et répète sa pensée. Il n’a plus de tranquillité. A téléphoné à la Police pour réclamer de l’aide mais personne n’est venu. Refus d'aliments et de médicaments. Idées de suicide. Menaces d’homicide : « J'en tuerai trois ». Alcoolisme ancien. Etat physique précaire. Affaiblissement intellectuel. » :

Un an et demi après, le 22 avril 1933, on note « psychose hallucinatoire chronique, mauvais état physique, recrudescence des idées délirantes » (D' Guiraud).

Actuellement, le syndrome hallucinatoire, les idées de persécution sont toujours très actifs. Se croit menacé; le groupe fasciste le poursuit et l'insulte, il reconnait les voix. Episodes anxieux déterminés par des hallucinations pénibles.

B. W., Meinicke, Kahn : négatifs dans le sang (octobre

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