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tribuns a poussés au carnage. Mais la sympathie pour les victimes et leurs familles ne doit pas nous entrainer à fausser l’histoire. Le livre de M. Globensky, sans être irréprochable, contribuera à mettre dans son vrai jour ce sanglaut épisode de notre vie nationale.
Le document suivant que j'ai déjà publié après le fea d'u combat, mérite à plus d'un titre d’être réédité et de figurer dans ma seconde brochure. Il fera voir ce que l’on doit penser des œuvres el prouesses de M. David :
Séminaire de Sainte-Thérèse, 16 Mai 1884 C. A. M. Gloktensky Ecr.
Plateau des Chênes Saint-Eustache.
Monsieur,
J'ai l’'onneur d’accuser réception de votre livre “ La rébellion de 1837” et des documents divers dont vous avez bien voulu laccompagner. Votre livre, vous pouvez le croire, sera bienvenu dans notre bibliothèque, et à cause de sa valeur intrinsèque et à cause de la valeur particulière que lui donne à nos yeux votre titre d’ancien élève.
Je n’ai pas eu encore le temps de lire l’ouvrage, mais j'ai lu avec intérêt dans les journaux vos diverses réponses à M. David. Votre réfutation concernant l’authenticité du journal de M. Paquin, la mort de Chénier et la profanation de son cadavre me parait complète et triomphante.
De plus, je tiens à vous dire que je partage entièrement vos vues sur le caractère et les tendances du mouvement de 1837. Quel qu’ait pu-ttre le patriotisme de ceux qui commencèrent la lutte, il est évident pour moi que cette lutte, en 1837, a vait dévié de sa voie légitime et qu’ellenous conduisait à des abîmes. La défiance ou l’hostilité à l'égard du clergé et la manœuvre des sociétés secrètes, organisées alors, révèlent clairement l'esprit qui animait les chefs. C'était l'esprit révolutionnaire. S’il ne put se développer et se propager parmi le peuple, c’est qu’il vint se heurter an bon sens et à l'esprit religieux des Canadiens. Pour moi, dans les malheurs et l’insuccès de cette campagne de 1537 et de 1838, je ne puis voir autre chose que la conduite de la