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providence qui qui veille avec tant de sollicitude sur le peuple Canadien et sait le sauver même des erreurs et des fautes de ses chefs. Les hommes qui nous conduisirent à l'insurrection de 1837 avaient subi l'influence des idées philosophiques du 18e siècle et ils tendaient à séparer de la religion notre cause nationale. La providence nous aimait trop pour laisser s’accomplir cette œuvre ; les malheurs de 1837 nous ont sauvés.
Je vous félicite, monsieur, de ce que vous travaillez à mettre dans leur vrai jour ces événements de notre histoire. Rien n’est plus important à mon sens, dans un temps où nous sommes travaillés par le libéralisme qui s'efforce dans notre pays comme en Europe, de travestir l’histoire et d’en faire une conspiration contre la vérité.
En attendant que je puisse lire votre livre, je vous prie d’agréer ces quelques lignes que je vous écris bien à la hâte. Je vous prie d’agréer en même temps mes meilleurs remerciements pour l’envoi de votre livre, et l'assurance de la haute considération avec laquelle je demeure,
Monsieur, Votre etc, etc, etc.
A. NawrEL Ptre ”
Après la lettre de monsieur le supérieur du col lége de Sainte-Thérese, je m'empresse de publier celle du savant abbé Alexis Pelletier, auteur de maints ouvrages importants sur l'Eglise et l'Etat.
Que l’on veuille bien lire cette lettre que j'ai eu l'honneur de recevoir tout dernièrement :
Monsieur,
Je vous suis très-reconnaissant pour la bonté que vous avez eue de me passer l'ouvrage que vous avez puolié sous le titre de “ La Rébellion de 1837 à Saint-Eustache.”
Cet ouvrage m’a fort intéressé, et je vous prie de croire que j'y trouve un très-bon esprit. Vous ne g'orifiez pas 37, comme le font la plupart de ceux qui se piquent de patriotisme. La révolte de 1837 a été une grande faute sous tous les rapports, et c’est ainsi que vous la jugez, comme historien et comme catholique. Mille et mille félicitations à ce sujet.
Veuillez me croire, très-honoré monsieur, Votre tout dévoué serviteur, AzLexis PELLETIER, Ptre.
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Un autre prêtre très-haut placé, dont je tairai le nom, pour le moment, mais que je ferais connaître s'il en était besoin, m'a écrit ce qui suit:
Je dois vous remercier beaucoup de l’attention que vous avez eue pour moi, en m’envoyant plusieurs documents très-intéressants, mais surtout votre magnifique livre ‘“ La Rétbellion de 1837 à Saint-Eustache.” J'ai attendu jusqu'aujourd'hui pour m’acquitter de ce devoir, parce que je voulais auparavant lire ce dernier ouvrage. Je viens d’en terminer la lecture qui m’a causé une bien vive satisfaction. Permettez-moi de vous féliciter cordialement. Vous avez rendu un véritable service à l’histoire du Canada. La jeune génération, et surtout les générations futures, sauront à quoi s’en tenir eur cette fameuse révolution de 1837, principalement pour ce qui regarde Saint-Eustache.
Les félicitations méritées que vous avez reçues touchant votre travail sont une compensation des éclaboussures de M. David. Si ce dernier eut été un peu plus sage, il n’aurait
as cherché à préconiser la révolte, comme il l’a fait dans a polémique qu'il à eue avec vous. On dira peut-être que ce pauvre David manque plus de tête que de cœur. Quant à moi, je crois qu’il manque des deux. C’est bien le temps de dire que plusieurs de nos jeunes gens, doués d’assez de talents, font fausse route parce qu’ils ont été en contact avec des hommes pervertis.
Veuillez de nouveau recevoir mes félicitations et mes remerciments ainsi que mes meilleures amitiés.