‹ La Rébellion de 1837 à Saint-Eustache avec un exposé préliminaire de la situation politique du Bas-Canada, depuis la cessionChapitre 57 sur 90 · CANADA · texte numérisé non relu

CANADA

*^\jc malheur a voulu que les gouverneurs que le Bas-Canada a eu depuis quel({ues années, manquaient tous d'énergie, et que la métropole a hésité à sévir contre des malfaiteurs qui, encouragés par cette fatale indulgence, ont obtenu par la crainte inspirée par des actes de bandits, une influence désastreuse sur une partie de la population.

** Une fois les scènes scandaleuses, qui se sont passées récemment au Bas-Canada, connues en Angleterre, elle ne tardera pas à prendre des mesures pour punir les perturbateurs de Toinre public. Il n'y a point au Bas-Canada de parti révolutionnaire, mais bien quelques hommes ambitieux qui, aux dépens du bien-

être géûénl, cherchent leur agrandissement personnel. A eux se sont joints tout ce que le Bas-Canada a de mauvais sujets, et quelques personnes de bonnes intentions, mais de peu de ceryielle. Ceux qui ne lisent que les journaux croiraient en voyant les rapports des grandes assemblées tenues par les perturbateurs, sons rinfluence de M. Papineau, que réellement il y a an Bas- Canada un parti révolutionnatre ; c'est qu'ils ignorent les moyens infiàmes que ces gens emploient. Ces hommes, sans foi ni loi, prêchent la liberté et emploient tout ce que la tyrannie a inventé de plus inftme pour avoir des auditeurs, et pour forcer les citoyens craintifs k paraître de leur parti. *'

Le journal historique a-t-il été aussi sévère que le Courrier des Etais-Unis^ qui, qnoiqu'étranger, condamne dans de tels termes les fiuiteurs de la rébellion ?

M. Paquin n'a-t-il pas été beaucoup plus sévère dans ses mémoires que dans le journal historique, lorsqu'il stigmatise la rébellion dans les termes les plus violents, lorsqu'il taxe le Dr. Chénier it entêté^ de fou, d'imbéciUy d'homme sans éducation et sans imfiuenct ?

S'en voilà-t-il pas assez pour prouver que le Journal historique a été mille fois plus modéré que tous ceux qui ont commenté et censuré la révolte ? Et M- David a osé insinuer le contraire !....

A plus tard, l'histoire complète de la révolution de 1837 à Saint-Eustachc.

J'ai oublié, dans Técnt que j'ai publié samedi dernier, le 12 du courant, dans La Minerve, de donner une explication que je dois à mes lecteurs, et la voici :

On me dira peut-être : Mais puisque vous aviez une lettre du témoin ocuiaire, de celui qui a écrit le Journal historique^ lettre que vous avez publiée dans un post-scriptum, pourquoi n*en

âvex-voiis donc pas fiut meatioB an conmieiieeiiteBt de wtre écrit, c'eût été un moyen plot fimle et phit oomt de TÎdcr U question du ymmaif

Je n*ai pu faire cette mention, pour Tonique et excellente raison quejen^yai découvert Tadmission réelle de M. Tabbé Pâqnin que lorsque tout mon^travail était imprimé, et il était trop tard pour en parler.

Expliquons les faits.

Un correspondant qui écrit sousle pseudonjrmed'^Vi ComstUtt" iionnel du village de \Saini'Eustache^ attaque le yntmal Âùferf' que, parce que Tauteur veut atténuer ou cacher la faute des rebelles avec lesquels il a toujours sympathisé.

C*est le i8 mai 1838 que* le journal Le CdnadieH termine la reproduction àx^Jonmal historique àani^ ses colonnes.

Le 23 du'méme mois, ce Constitutionnel du village de Saint- Eustache, attaque le Journal historique^ dans une longue lettre qu'il puUie dans le Canadien.

£t le 28, toujours dans ce même mois de mai 1838, le t/moin oculaire^ auteur du Journal historique^ répond au Constitutioftnel dans les termes que l'on sait, et on découvre au sixième alinéa de sa réponse, l'admission suivante :

" La conversation eut lieu avec le docteur Chénier, telle que •* rapportée, témoins MM. le docteur Brien, J. B. Poirier, Desjar- ** dins, Joseph Nadon et M. Desèves, interrogez-les y

Qui parle dans cette lettre ? Le témoin oculaire^ c'est-à-dire Tauteur du Journal historique^ c'est évident et absolument incontestable.

Alors, comment s'expliquer que le témoin oculaire invoquerait le témoignage de M. Desèves, si M. Desèves eut été lui-même l'auteur ou le témoin oculaire ? C'eut été une absurdité.

Non, l'auteur] du Jburftal historique n'a jamais été M. Desèves. L'auteur véritable est M. Pà |uin, et il le prouve éloquemment dans sa réponse au Constitutionnel^ spécialement lorsqu'il invoque le témoignage de M, Desèves et autres, en disant : ifiterroget- Us.

Comme le dit si bien le Révérend Mcss>ire Théberge, dans sa lettre : Je ne croirai jamais, à moins de preuves évidentes, que fcn M. Dcsèves est Tauteur du Journal historiqtUy^ — lors même que M. Pâquin Taurait dit, en ce cas, je croirai que M. Desèves a s^rvi de chaperon ou de paravent.^'

Oui, comme je le dis dans ma réplique : M. Pâquin, pour des motifs cachés et nobles, n'a pas voulu assumer la paternité ou le droit d'auteur de son Journal historique^ quoiqu'il leûl écrit luimême.

Bref, le doute n'existe donc plus, puisque M. Pâquin se déioile^ se d/coMZ'rCf et se <^j/^r parfaitement comme Tauteurdu Journal Msiûriqucy dans celle lettre du 20 de mai 1838 ?

Aloif , n'en parlons donc plus.

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