‹ La Rébellion de 1837 à Saint-Eustache avec un exposé préliminaire de la situation politique du Bas-Canada, depuis la cessionChapitre 7 sur 90 · LU · texte numérisé non relu

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fection de tout le inonde, par leur patience et leur facdité à écouter les demandes et les raisons de tous ceux qui vinrent s'adresser à eux. Une annonce fut faite pour avertir les habitans de remettre leurs armes, en leur promettant que ces armes leur seraient rendues, sitôt que la paix et la tranquillité seraient rétablies et que la ciiat présente serait passée. Aussitôt après cette annonce, les armes furent apportées en grand nombre. On demanda aussi le serment de fidélité et tout le monde, sans exception, s'empressa de le prêter entre les mains de M. Eugène Globensky, magistrat et juge de paix de St-Ëustadie.

M. Griffm et M. Ormsby, pendant leur séjour à là Rivière du Chêne, reçurent plusieurs fois des marques dé Festime qu'on leur portait Ils en partirent vers le milieu du mois de février dernier. Les citoyens du village ayant appris la nouvelle de leur départ, firent aussitôt signer des adresses pour leur témoigner le regret qu'ils avaient de les voir obligés de quitter St-£ustache, les féliciter de l'exactitude avec laquelle ils avaient rempli leur devoir, et pour les remercier des services importants qu'ils avaient rendus à la paroisse. Beaucoup d'effets pris et enlevés pendant les désordres qui avaient eu lieu, fin^ent rendus aux véritables propriétaires par les ordres et les soins de M. le lieut. Griffin. Il est vrai qu'il en est resté encore beaucoup entre des mains étrangères, mais c'eft parce que les pillards prirent des mesures pour les soustraire aux recherches qui en furent faites. M. Griffin se rendit jusqu'à St-Benoît, Ste-Scholastique et St-Jérôme pour y rendre les mêmes services qu'à St-Eustache, et mérita partout les mêmes éloges. Lorsque ces deux officiers quittèrent St-Eustache, la tranquillité y était parfaitement rétablie.

Nous ne devons pas oublier ici de parler de M. Chs. L. Dumont, seigneur et juge de paix, ainsi que de M. Eugène Globensky, aussi magistrat et juge de paix de la Rivière du Chêne. Ces deux messieurs contribuèrent à rétablir 4'ordre et la tranquillité, et méritent certainement des éloges pour tous les services qu'ils ont rendus à lettfs

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compatriotes dans cette occasion. M. Leclère, magistrat de Montréal, doit aussi avoir sa part de la gratitude des habitans de St-£ustache.

On a souvent prétendu que la majorité des habitans de la paroisse de St-Eustache avait toujours été loyale et attachée au gouvernement de Sa Majesté, c'est ce qui était marqué surtout dans une requête adressée à Son Excellence Sir John Colbome; c*est pourquoi avant de terminer ce petit journal, nous allons donner quelques certificats authentiques qui le prouvent bien clairement Le premier vient de M. Griffin, lieutenant du 32e régiment, qui a résidé assez longtemps à la Rivière du Chêne, ob il a eu toutes sortes de renseignements, pour en parler avec connaissance de cause, dans les relations fréquentes qu'il a été obligé d'avoir avec les habitans. Nous produisons d'abord la lettre qu'il écrivit en réponse à M. Paquin à cette occasion, puis le certificat lui-même :

" Mon cher monsieur le curé,

•* J'ai eu le plaisir de recevoir votre lettre du 16 cou- " rant, et je vous envoie ci-inclus le c.-rtificat de ce que " je me trouve autorisé de déclarer de la loyauté de vos " paroissiens.

** Je me souviendrai toujours avec beaucoup de recon- ** naissance des marques d'amitié et de civilité que j'ai " reçues de mes amis de St-Eustache, pendant tout le " temps de mon séjour dans ce village, et particulicre- ** ment de leur adresse au moment de mon départ ; et " si mes devoirs me rappelaient jamais dans cette paroisse, " je serais bien heureux.

" Ayez la bonté de saluer tous mes amis de ma part et ** croyez-moi,

" Mon cher curé,

" Votre ami,

" F. E. Griffin, ** Lieut. 32e Rég ** Montréal, 17 février 1838."

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