‹ La rébellion de 1837 à Saint-eustacheChapitre 87 sur 102 · L'OPINION DU CLERGÉ · texte numérisé non relu

L'OPINION DU CLERGÉ

" Electeurs canadiens-français catholiques, écoutez l'opinion du clergé avant celle dus agitateurs qui ont intérêt à vous tromper.

" C'est le clergé qui vous a sauvé, qui a fait votre force, qui vous a instruits et ceux qui l'ont écouté s'en sont toujours trouvés bien.

" Au contraire, ceux qui l'ont méprisé ont éprouvé des malheurs irréparables.

" Rappelez-vous que la révolte de 1837 était défendue par Mgr Lartigue sous peine d'excommunication. On n'a pas voulu l'écouter et il y a eu des centaines de Canadiens-Français tués en 1837 et 1838. Plus tard, l'échafaud en a vu périr plus d'une trentaine. Rappelez-vous les malheurs épouvantables qui sont venus fondre sur les révoltés de

" Le clergé du Nord-Ouest a devancé la révolte de Riel et des Métis. Il leur a dit que Riel et les Métis faisaient une folie désastreuse. Il a eu raison.

" Riel et les Métis n'ont pas voulu écouter ni Mgr Grandin, ni les autres prêtres du Nord-Ouest. Riel a payé sa faute par lechafaud et quelques-unsde ces compatriotes sont emprisonnés aujourd'hui dans les prisons publiques.

" Terrible châtiment qui prouve combien le clergé est le meilleur ami du peuple. Ecouton^-le donc toujours ; lui n'a pas d'intérêts à nous mentir, ni à nous soulever ; il ne veut que notre bien et ne cherche que notre salut."

Le Nord cite ensuite l'opinion de Monseigneur Cameron, de la Nouvelle-Ecosse ; puis le sermon de l'abbé Dowd, curé de Saint-Patrice, de Montréal, qui tous deux condamnent Riel et disent qu'en montant sur l'échaf'aud, il a eu le sort qu'il méritait.

Le Nord ajoute, le 31 décembre de la même année, ce qui suit :

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