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La rébellion du nord-ouest [microforme]

e M. GIROUARD : Il y a deux ou trois mois, au commen- D 1 cement du soulèvement du Nord-Ouest, j'ai cru de mon ne: dsroÿfhazaminer les fhits auxquels on attribue l’insurrecmme l'honorable réopient et comme tout Can : Mied'français, j'éprouvais des sympathies pour ceux quoi appelle les rebelles. Je croyais que ces rebelles, les Métis du Nord-Ouest, avaient des griefs comme les Canadiens fran- 4. n avaient en 1837. Ne connaissant be bien les faits, j'ai 0 é bi 6 de faire une étude spéciale de l'histaire politique 4 du Manitoba et du Nord-Ouest, J'admets que Agnorais nn: es faits alors. mme un grand nombre d'autres, je croyais les faits al Co d nombre d’ je crogai Sa que mes compatriotes de ce pays éloigné avaient été mal-

0 traités. Mais, quel a été le résultat de mes recherches, —et

+ j'ai étudié la question pour préparer un plaidoyer pour le

E À gouvernement ; j'ai fait cela comme membre indépendant de

cette Chambre, Quelques DEPUTES: Ecoutez, écoutes, / M. GIROUARD:, Oui, je crois qu'il y a peu de députés j

de l’autre'eôté de la Chambre qui sient montré autant d’in- €

dépendance que moi dans le passé. J'ai commencé cette

étude dans le seul but d'obtenir des renseignements somme

un représentant du agroes ui s'occupe plus du puys que

‘du pouvoir, et je suis arrivé à la conclusion que les Métis

Fe des griefs, mais non pas des griefs dont ia profon-

deur puisse les justifier d'avoir recouru aux armes. Le discours de l'honorable député qui vient de parler peut se résumer en deux points D'abord, il dit que la politique du gouvernement actuel était de ne pas éteindre les titres des sauvages en faveur des Métis, et, en second lieu, il accuse le gouvernement de s'être rendu coupable de négligence grossière, en ne divisant pas les lots riverains d'aprés la vieille coutume qui avait été en vigueur sur la Rivière-Rouge. Il me semble très étonnant que, pour condamner le gouvernemént actuel, l’honoräble député ait été obligé de répudier la politique d’un gouvértiefnént dont il a été membre. Il a essayé mais en vain de démontrer quo la politique de l’ancien gouvernement était exactement le contraire de ce qu'elle était, En tant qu'il s'agissait des Métis, cette politique consistait à ne pañ leur donner les titres des sauvages, mais à les traiter comme des colons de race blanche, Le chef de l'opposition a éu aiiplement le temps d'examiner soigneusement tous les documents qui ont été produits, documents qu'il a eùs, mais qu'un grand nombré d’autres députés n'ont pu obtenir pour la raison que, dès qu'ils ont été déposés sur le bureau de la Chambre, ils ont été enlevés saus avoir été endossés au bureau des documents de la session, Je les ai demandés plusieurs fois, mais je n'ai pu découvrir où ils étaient.

Je ne veux accuser personne ; c'était indubitablement le droit de l’honorable député A grue ces papiers, mais il n'avait pas le droit de les garder à l’exclusion des autres députés. J'avais le droit de les voir. Toutefois, je viens d'avoir l'avantage, dans cès dernières heures, de parcourir une deuxième copie de ces documents préparée pour le Sénat, J'ai été dement surpris, l’autre soir, de voir que le chef de l'opposition, après avoir cité document sur document, après avoir cité la pétition des Métis de Saint-Albert et de Saint-Laurent au gouvérnement de l'honorable député de York-Est (M. Mackenzié) en 1878—j'ai été grandement surpris, dis-je, de voir que le chef dé l'opposition a omis de citer les réponses aux pétitions, cherchant par là à faire croire à la Chambre et au pays qué les représentations faites au 7 à plie sont demeurées sans réponse, Je pouvais difficilement comprendre cela. J'avais lu assez de ces doouments pour savoir que les citations faites par le chef de l'op-

sition n'étaient pas complètes. Quelle est la réponse que

‘honorable député de Hothwell (M. Mills), ministre de l'intérieur sous l’ancien gouvernement, a donnée ? Et

sonne en cette Chambre ne pourra croire que la réponse de l'honorable ministre s'appliquait à autre chose qu'à la demande de Ligues pour les semences et d'instruments agricoles. C’est la preuve que le gouvernement ne voulait pas

considérer les prétentions des Métis aux titres des sauvages. Quelle est cette réponse ?

On devrait faire comprendre aux Métis qui, sous certains rapports, ont l'avantage sur les nouveaux colons dans les territoires, qu'il est nécesgsaire qu’ils s’établissent dans des localités déterminées et qu'ils se livrent à l’agriculture, ce qui, sans doute (il paraît qu’on n’était pas sûr) perm:ttrait qu’on leur donnât des terres comme aux colons blancs.

Je le demande à tout homme indépendant : cela veut-il vdire que les Métis auront de plus grands droits que les colons ? Mais ce n'est pas tout, Afin qu'il ne reste aucun doute dans l'esprit des Métis, l'honorable ministre ajoute : “ Maïs en dehors de cela ils ne doivent pas s'attendre à ce que le gouvernement leur accorde des secours spéciaux dans leurs travaux agricoles.”’ Il est véritablement étonnant que, pour obtenir un triomphe de ti, l'orateur qui vient de reprendre son siège, ait été obligé de répudier son parti. Mais, il a fait plus ; il a mal représenté la politique du gouversement actuel. Il a mentionné spécialement le discours du premier ministre en mars dernier, discours dans lequel celui-ci a dit que, dans son opinion, les Métis n’ont pas droit à plus d'attention que les colons de la race blanche, exprimant en cela l'opinion du ministre de l’intérieur de l’administration précédente ; mais, ce que le premier ministre n’a pas dit en cette occasion il l’a dit hier soir, et sa politique est là pour établir que, depuis 1870 jusqu’à ce jour, sacrifiant ses propres opinions il a accepté la politique de ses collègues et donné aux Métis droit à ce que nous appelons les titres des sauvages. La politique du gouvernement sous ce rap rt a été sanctionnée par la loi du Manitoba de 1870. Les députés de la gauche qui prétendent que leurs adversaires sont comme les Bourbons, qu'ils ne peuvent rien apprendre, sont arrivés au pouvoir en 1873 ; ils ont administré les affaires pendant cinq ans et qu'ent-ils appris ? Ils Ont même oublié de traiter les Métis, d’après le principe posé par la présente administration ; et en 1879, afin d'encourager cette classe de la population du Nord-Ouest qui avait été si grossièrement négligée par l’ancien cabinet, le gouvernement actuel déposa de nouveau une politique par aquelle il se montrait prêt à donner aux Métis le droit ax titres des sauvages. Je crois que ceci est à peu près ie résumé de la première partie de l'argumentation de l’honorable député. Qu'on me permette de dire un mot en passant d'une chose dont je parlerai plus longtemps en répondant à la seconde partie de son discours.

L'’honorable député dit: Vous avez gravement maltraité ces Métis en ne leur donnant pas des lots riverains à Saint- Laurent, L'honorable député sait-il que ces arpentages ont fr faits par la dernière administration? Sait-il cela?

Sait-il que l’arpentage des terres de la Saskatchewan dans la paroisse de Saint-Laurent ont été faits en 1878 sous la direction de l’ancienne adminietration? J’aimorais à avoir une réponse.

M. MILLS : M. l'Orateur——

M. GIROUARD: Si le dernier orateur ne répond pas, je poursi la question à l'honorable député de Bothwell (M. ills). |

Quelques DÉPUTÉS: A l’ordre.

M. MILLS: M. l'Orateur ——

Quelques DÉPUTÉS: A l'ordre.

M. MILLS: La réserve fut arpentée de manière à convenir au mode des lots riverains, et à accorder des lots de 10 chaînes en largeur et 2 milles en profondeur, et j'ai ioi une carte qui fait voir que depuis ça été changé.

M. GIROUARD: Je demande à l'honorable député de la montrer immédiatement. ro

M. MILLS: Voici,

M. GIROUARD : Prétendez-vous que cette carte fait voir que les arpentages de 1878 ont été refaits? Il n'y a pas et vous ne pouvez pas produire une telle preuve.

: Sir RICHARD CARTWRIGHT: Regardez encore une ois.

M. GIROUARD : Vous pouvez y regarder encore une fois. Cette carte montre, comme elle l’a toujours fait, qu’ils ont adopté le système rectangulaire d’'arpentage à Saint: Laurent, plus ou moins.

Quelques DÉPUTÉS : Oh.

M. GIROUARD: Oui, à dis plus ou moins. Je parle

des arpentages faits en 1878. Ils ont été faits à Prince-

Albert 10 chaînes par deux milles, mais à Saint-Laurent les-

arpentages étaient de 20 chaînes ou plus et d'un mille comme aujourd'hui. Ces arpentages n'ont jamais été refaits, et je vais faire voir immédiatement que ces arpentages ont été faits en 1878 sous l’ancienne administration et non sous l'administration actuelle. Si les anathèmes et les malédic-

tions du dernier orateur doivent tomber sur quelqu'un ce

devra être sur l’ancienne administration Dans le rapport

du ministre de l'intérieur pour 1878 il est question des

arpentages des établissements de Prince-Albert et Saint-

Laurent, et comme le gouvernement actuel ne vint au

pouvoir qu’en octobre 1878, vous ne pouvez pas imaginer

que ces arpentages ont été faits sous la présente administion.

Fe L'arpentage des établissements Prince-Albert et Saint-Laurent 'sur * la ewan, dans les territoires du Nord-Ouest ont été faits, et En aussi un petit arpentage embrassant le changement de certaines lignes T4 dans l'établissement de ceinture dans la paroisse de Sainte-Agathe, au be Manitoba. (Documents de la session 1879.) h: M. Lindsay Russell parle du même arpentage dans son © rapport du 31 décembre 1878, qui dit :

1 A cause de l'éloignement et de la date comparativement avancée À me l’arpentage a été commencé, des rapports complets n’ont pas reÇus à ce sujet. Ils ont tous été faits dans le voisinage de l’établissement de Prince-Albert ot dans la partie du pays comprise entre leg branches nord et sud de Saskatcuewan, près de leur point de jonction. L'arpentage des lots de front de la rivière, dans cet établissement, a 6t6 fait, ainsi que l’arpentage des lots semblables de la moitié de l’établissement de t-Laurent sur La branche sud.

Je crois avoir répondu victorieusement à l'argument du dernier orateur, Mais supposons, comme l’a dit l'honorable 4 ministre de l’intérieur, que ces mi rnb, nc quoique faits # dans le ÿommencement comme des lots riverains auraient 4 été refauts d'après le système rec ire ; supposons encore + sa que cela, supposons que les Métis auraient été traités purement et simplement comme des colons blancs, . à nous dira-t-on que ces griefs étaient assez graves pour justi- 1 fier un appel aux armes. Allezvous comparez ces griefs à #3 ceux des Canadiens français en 1837? Allez-vous comparer l'état actuel de la population française du Nord-Ouest, où elle n’est à peu près que de 5,000 ou 6,000, avec l’état de la 4 et ma çaise du Bas-Canada en 1837, qui était à peu È y e8

k pe d’un demi-million ? Considérez les grisfs des Canadiens ) une À nçais en 1837, qui avaient une grande Le ap dans qu'ils #7 l’Assemblée, mais qui était taxés par le Conseil législatif et Saint: L. le gouverneur, qui n'étaient pas responsables, Y a-t-il

aucune comparaison possible entre les deux cas? Non, et en supposant que les Métis auraient eu tous les griefs mentionnés par l'honorable député, et ils ne les avaient pas, ils

parle 7 n'avaient pas raison de se révolter. Si nous admettions un

ntles. 0 tel principe, je demande si tout le pays n'aurait pas eu le

à ile N droit de recourir aux armes pendant les cing'années d’ad-

fie 4 ministration qui se sont écoulées de 1873 à 1878. L'ho-

4 norable député a dit que ce qui s’est passé sous l’adminis- 28 ODt © tration Mackenzie n'a rien à faire dans cette question. Je

éd: | vais examiner la politique, la conduite et les actes de l’an- Per | cienne administration et de celle-ci. Quelle est la proposition 13 À Fe. Je ocoupe la Chambre? C’est que le peuple n’a pas conpr Hs nce dans le gouvernement actuel et devrait s’en rapporter ai TO | aux membres de l’opposition. Pour cela je dois considérer Fr, À si les honorables députés de l'opposition feraient mieux à Aie) 3 notre place, et pour arriver à le savoir je dois examiner ce DT M qu'ils ont fait quand ils étaient au pouvoir, Pour saisir

MDI 7 toute la portée de cette question il est nécessaire d'exami-

ner d’abord la position ou se tre1vait ce pays le gouvernement canadien en prit possession en 1869; en second lieu la traitement des sauvages qui s'y frois pt en grand nombre; et troisièmement, les griefs des Métis, Aussi après la Confédération le gouvernement canadien prit des mesures pour s'assurer cette vaste contrée qui s'étend à ones d'Ontario et qui était alors connue sous le nom de. upert’s Land et Territoire du Nord-Quest.

endant la session de 1867-8, le lement demanda à Sa Majesté que ce vaste territoire fût ionté au pays, et l'année suivante il fut acheté pour £800,000 de la Compagnie de la Baie-d'Hudson, qui en était alors propriétaire, par le gouvernement canadien agissant par sir George Oartier et l'honorable Wm. Macdougall. Quand M. Macdougall proposa la requête devant cette Chambre, il dit:

La grande idée de la Confédération était que nous ne formassions |

nu 4 pie depuis Fan na rage une sasvelle Ps Er pd à e ce Je vraje et a ue.

Toutes les relations entre d'énnde e et ces cotoutes rt de été anges ar la de guerre des Etats-Unis, et c'était l'opinion des d'Etat de la mère-patrie que nous devrions nous tituer et an faisant ainsi s'imposer quelque fardeau augmenter là ; popular tion, avec nos progres instincts, et à laquelle nous pourrions offrir les droits et les privilèges dont on jouit dans la mè trie. Avec cette idée-1à le gouvernement résulut de demander à ls Grande-Bretagne de lui donner la souveraineté sur le Territoire du Nord-Ouest.

En 1873 une addition considérable fut faite à cette contrée per une concession du gouvernement impérial de 14 balance es possessions anglaises dans Le ou du Nord, et ainsi le Canada devint le plus grand pays du monde à part !a Russie et la Chine seulement.

M. MACKENZIE: Quand cet événement eut-il lien ?

M. GIROUARD : En 1878.

M. MACKENZIE: Je pense que vous feriez mieux de.

consulter vos autorités.

M. GIROUARD: Le Territoire fut acquis en 1873.

M. MACKENZIE: Mais l'honorable député a dit que la balance du continent avait été acquise en 1878.

M. GIROUARD: C'est la date, je crois:

M. MACKENZIE: Il y a quelque erreur. re

. M. GIROUARD: Je ne crois pas que ceci importe au débat. Mon impression est que ce fut en 1873.

M. MACKENZIE: Ce fut quatre ans après.

M. GIROUARD: J'étais sons l'impression que ce fut en 1873; mais comme je le disais, cela n'importe pes au débat.

-que le territoire ait été acquis en 1873 où en , et l’ho-

FT RT-R-AEIL LR

que la

te au

fut en :

débat.

t l’ho-

norable député de la gauche doit aimer les interruptions pour en faire une de cette nature. Maintenant il ne sera pes hors de ropet pour faire comprendre ce que le gouvernement a fait pour 09 territoire, de mentionner son étpndue, Je ne parle pas des changements faits depuis la dernière décision du Conseil privé sur la question des frontières, car cela n'affecterait le résultat. J'ai ici un tableau des étendues des Territoires du Nord-Ouest et des différentes provinoes du Canada, avec les étendues des autres nations u monde, Milles carrés.

Manitobs. © 10.000000 000008 020000 200000 000 00000 000 090000 000 000008 000 123,200 ‘ Territoires — 876 Kéwatin 0000 000000 00000 © 000000000008 000000 00000 450,000 1882) Assiniboine +... oo sov0008 sm ovsoo000e nron0e … 95,000 ® ame 0000000 0000000000 0007 008 000000 114,000 ‘6 A berta .. 00000 000000000000 © 0000000008 00000000 00000 (]

« Athabaska 0000000 000000 000000 LE LLLLLLZL] 1e 00000 123,000 Territoires non divisés. CLLLLLELLELLLLLLLLE RE ZT) ]] 1, 784,252

Ile du Prince-Edouard. CLLLIIL] 0 000000 © 000006000000 2, 133 Nouvelle-Eoosse....…., CLLLLLEULI CCCDETLLLLITT TILL 907 Mou veau-Brunswick... CLLLLLELELLLRE TILL LILLL LE 27, 174

uébec.. CIN, LLLILLLLEETIELLELLE,!))] [RD ILLLE LLLIELILI LL] 188,688

dur us dire M insu 101,733 Colombie Anglaises 0000000066 00000 841,305 - 631,940

Total. 00000000 000008 000000 000 000000 000000 ..00....0 3,470, 392

Russie, du monde... 0000000001 00008 000000008000 00000 0.00 8,387,816 Chine, du GIODE co 000 000002008 00000008 00600000 .04,419,150 Brésil... boosouste 0 8,275,826

À ANGIBIBO uv voue numero aus serons omoonsununee | 868,144 Ant dhe e. ..... ir 10000000 000000 000 002000 0000000 000000 000000 240,942 poire d'Allemagne 00000000 000000000000 000 © 008 000000 20000008 212,033

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Donc avec le Territoire que nous avons acquis en 1869 et avec l'addition qui fut faite en 1873 ou, si l'honorable député de la gauche le préfère, en 1877, le Canada contient an vingt-huitième de tout pays du monde et est quatorze fois plus grand que la France et vingt-trois fois plus grand

ue le Royaume Uni. Cette contrée d’une si grande valeur

diait très peu connue au temps où elle fut achetée par le

gouvernement canadien. De fait l’honorable Joseph Howe qui l'avait visitée à la course durant l'hiver de 1869 en conune si petite opinion qu’il revint avec la détermination

’aviser ses collègues de ne s’en pas occuper du tout. Quoi

qu'elle eût été visitée pendant près de 150 ans par les four-

reurs de Montréal et les voyageurs canadiens, les mission-

naires catholiques et les employés de la Baie-d'Hudson seu- #9 lement connaissaient son importance comme pays agricole, ME je

Les peaux de bison et les fourrures amassées par lesfour. À | reurs du Nord-Ouest se trouvaient constamment sur les # £ marchés de Montréal et de Londres, mais personne n'avait 4% jus la plus 7 idée que le bison disparaîtrait si tôt devant les 9 av chemins de fer etla civilisation, La poponte du Nord: 2 ms Ouest consistait alors de'1,000 blancs, 33,000 ou 34,000 sau: "9 un vages, et quelques établissements de Métis de 12,000 où "2 na 13,000 habitants, Il n’y avait pas d'autres moyens de com. #9 av: munication que les canots, voitures, traîneaux et les raquet- #29 dor

tes. Il n’y avuit qu'un steamer, l'International, qui voya- “29 :cor geait entre le lac Winnipeg et une ville appelée George- Le town dans le Minnesota, En 1869.70, l’honorabie William %: Macdougall prit 14 jours pour aller de St-Paul à St-Vincen une distance que l'on parcourt aujourd’hui au moins de 1 heures, En 1871, l'évèque Grandin mit 62 jours à aller de St-Albert à St-Boniface, qui est situé, comme le sait l'honorable député, vis-à-vis Winnipeg. Le service postal "2 était presque inconnu, Il y avait une malle étrangère tous | les mois, mais le service postal à l’intérieur était presque incconu. Ii ne m'est pas besoin de dire que les lois étaient très simples.

La propriété, sans doute, pouvait être transférée des actes écrits qui $taien, inscrits dans le bureau de la Conpagnie de la Buie-d'Hudson, à peu près de la même manière que les transrorts de propriété le sont dans la province de Québec dans le bureau du seigneur, mais elle pouvait aussi être transfé Ÿe par conventions verbales, Il n’y avait pas » de bureau d snregistrement, Il y avait une cour de justice à Fort-Garry ; mais elle était inconnue dans les districts # éloignés. Je ne parlerai pas des prisons; il n'en était re pas besoin. Tout le district était régi d’une manière #4! paternelle par un gouverneur et un conseil aidé d'un sous À consoil et aussi par les officiers de la Baie-d'Hudson. Le #2: commerce consistait en plus grande partie d'échanges de ! pelleteries par les sauvages et les Métis pour les choses n6écessaires à la vie qui pouvaient être trouvées dans les mn- ! gasins de la Compagnie de la Baie-d'Hudson. De fait, cette compagnie eut le monopole du commerce jusque vers 1858. # Dans tous les établissements ou postes éloignés on ne ! port guère dire qu’il y avait un gouvernement organisé. |

major Butler, parlant du district ou la récente rébellion ! eut lieu, écrivait au gouverneur Archibald en 1871: à

Les institutions légales et d'ordre, telles que eomprises chez les ! uples civilisés, sont tout à fait inconnues dans les régions de la S tchewan, en autant que la contrée est sans organisation exécutive et & privée de tout moyen de mettre en vigueur l'autorité de la loi. L |

Ce manque d'autorité se fit aussi sentir dans le poste lus central, Fort-Garry. Il y a 4 peu près cinq semaines anis dans un des journaux du Manitoba que vers 1858, uis Riel, le père du présent Louis Riel, alla au palais de 00} justice, où il trouva le ko e siégeant, Un de ses concitoyens 41} avait été arrêté pour avoir fait le commerce en dehors des 5 magasins de la Compagnie de la Baie-d'Hudson—et c'était D un crime. Il s'avança vers le juge et lui dit: Votre Honneur, je ne veux pas que mon frère reste en prison (il y avait une prison à Fort Garry) pour toujours, Je vous donne jusqu'à une heure pour lui faire son po Le juge

© ‘commença le procès immédiatement. A l'heure fixée le À n'était pas terminé. Riel s'avança vers le juge et dit: “2n Qu'il plaise à la cour, je déclare le prisonnier acquitté. Vive 0 la liberté! Un fait remarquable est que Louis Riel et ses “partisans qui mirent le prisonnier en liberté ne furent au- "0 cunement molestés de peur d'un trouble plus sérieux, Je 1: 'yous cite cet incident, l'Orateur, pour vous faire voir 4 pque dans le centre même du ps ‘de !a Compagnie de la 0 Baie-d'Hudson, Fort-Garry, il était quelquefois impossible t1/'de mettre la loi en opération. Tel étrit l'état de re pays 4 cc le gouvernement cânadien on prit possession en F1,

Pour éviter des dépezs, il semble qu'on ait eu l'intention, pour un temps du moins, de le gouverner comme il l'avait été pendant plus d’an siècle par un gouverneur et un conseil. L'’honorable député qui 2 parlé en dernier lieu a dit que lorsque nous en avons pris possession en 1869 nous considérions sa population comme une partie de notre territoire.

rovince de avait aussi avait pas r de justice *

es districts % Cette contrée ne devait-elle pas être gouvernée comme ‘n'en était elle l'avait été pendant plus d’un siècle? Cette population e manière ffavait été gouvernée par un gouverneur et un conseil; et d'un sous n'est-il pas digne d'admiration que le Canada, au lieu de udson. Le montrer du mépris pour un tel gouvernement, ait décidé d'y changes de Mimaintenir le gouvernement et les institutions qui y avaient

né ‘fhprévalu pendant presque des siècles... Dès 1869, un acte MATE. 44m ar fut passé pour le gouvernemert du Nord-Ouest, e fait, cette 2 pre à la nomination d'un gouverneur et d’un convers: 1! (soil n'excédant pas 16 ni moins de 7 membres pour admi-

nés on ne Mpaistrer les affaires du pays, avec tels pouvoirs qui pourraient à organisé. ileur être conférés par le: gouverneur en conseil. Il n'est nte rébellion ‘pas nécessaire d'entrer dans les détails des événements qui 871: ‘puivirent; mais permettez-moi de dire, en réponse à une

marque tombée de la bouche du dernier orateur, que la rébellion de 1870, si vous voulez l'appeler ainsi, était bien différente de celle-ci. E: 1870, quand le gouvernement

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