‹ La rébellion du nord-ouest [microforme]Chapitre 7 sur 7 · M. RIEL ET LES MÉTIS · texte numérisé non relu

M. RIEL ET LES MÉTIS

Des dépêches transmises de Prince-Albert aux journaux du Manitoba nous annoncent la nouvelle à sensation que M. Riel, à la tête des Métis de ce district, se prépare à un soulèvement, auquel, dit-on, leg sauvages prendront part. La population auglaise, dit-on, demande des armes pour ge défendre, en cas d'attaque.

Bon. 1002 ROME R

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Si ces nouvelles n'étaient pas de nature à causer un immense dom mage à notre pays, en portant à croire que nous sommes dans un état constant do rébellion, nous ny rterions aucune attention ; mais, comme les journaux étrangers, ours avides de nouvelles à sensation, vont se hâter de reproduire cette rumeur, nous croÿons de notre devoir de dire : Qu'il n'y a aucune appréhension de troubles de la part des Métis du Nord-Ouest. Il est vrai qu’il existe du mécontentement parmi eux et que dans la plupart des cas, il ect fondé sur des raisons Tégitimes, mu la cause de leurs griefs est prise en sérieuse considération par le gouvernement qui leur promet d’y remédier aussitôt que possible.

Maintenant, qu'il y aît quelque agitation, quelques assemblées, même des discours par sr violents, c’est possible. Certains individus pensent que justice ne peut être obtenue. sans murmures, plaintes et lamertetions. C’est leur façon d'agir. Mais de là à une rébellion, il y a loin. Bien plus, la chose serait ai ridicule qu’il nous est impossible de croire

ue nos amis de ce district auraient la moindre idée de se compromettre

ne point, même s'ils y étaient poussés par ceux qui devraient savoir eux.

Le Herald de Saskatchewan, du 12 juilleé 1884, dit :

Que Riel soit venu ici sur l’invitation de ses amis, pour être leur chef et guide, on l’admet librement; mais aucune déclaration récente n’a été faite dec qu'ils veulent. C'est une circonstance suspecte, cependant, qu'immédiatement après son arrivée au pays, des menaces de rébellion armée soient mises en circulation, ainsi que de la coopération des sauvages au mouvement, comme c'est maintenant le cas. Nous ne éroyons pas que ces rumeurs mènent à rien. Le peuple ne souffre d’auoune privation de droits qui ne puisse être redressée par des moyens vonstitutionnels. Inciter les sauvages à des actes de violence dans le but de se venger de torts réels ou imaginaires est une chose que ni le gouvernement ni les colons ne permettront.

. Maintenant voyons la représentation faite par le Conseil du Nord-Ouest à sa séance du 21 de juillet 1884. M. Dewdney, dit à l’exorde de son discours :

Comme nous avons maintenant des représentants de presque chaque district des territoires qui doivent être parfaitement au fait de l’opinion publique sur cette importante question, je vous demanderai de m'aider de votre avis et de votre expérience en faisant des représentations au gouvernement fédéral, si je n’en eus ressenti la souveraine im-

rtance. * à Poper ce que j’ai va de moi-même gensaut mes vopsges de ce printemps, et de ce que j'ai recueilli de la correspondance qui ma été. adressée en ma qualité de commissaire des sauvages, je puis dire en toute confiance que nos sauvages généralement sont plus satisfaits qu'ils ne l’étatent jadis, depuis que le traité a 6t6 fait, et que le progrès qu'ils ont fait en agriculture est des plus satisfaisant.

L'on ne doit pas s'attendre qu'avec une population de quelques milliers de sauvages éparpillés sur des réserves vivant en bandes sur tous les territoires, l'on puisse échapper à quelque petit ah | et parfois à de l’excitation ; et ceci est inévitable quand des sauvages Iranchement amenés des plaines, sont parqués sur leurs réserves et y yiennent en contact avec des colons blancs. ILen a été ainsi de ceux qu sont maintenant à l'aise comparativement, ct il en sera de même jusqu os que les nouveaux arrivants reconnaissent le fait qu il leur faut 8’ôtablir, travailler et gagner leur vie ; mais qu’il y ait lieu de 8 alarmer, je le nie. Je suis sûr que le sentiment général en est un de sécurité, e il est à regretter que des rapports exagérés aient été mis en circalation.

Vous apprendrez que les représentations ge vous aver faites pa gone vornement fédéral, ont reçu attention, qu'il a été fait droit àp #e (vd des pétitions présentées, pendant que Îles autres sont prisesen Cons

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ministre des travaux pi et le Manioba, du 1 tiennent ce qui suit :

Dre existent Le chef de l'opposition n’a fait mention que d'une entrevue entre quelques-uns des Métis et le ministre des travaux publics, et quelle réponse leur a-t-elle êté faite ? Leur at-on dit qu'ils seraient traités comme des colons blanos? Le ministre des travaux publics leur a répondu que leurs réclamations seraient favorablement prises en considération sitôt son retour à Ottawa. Maintenant, M. Oran sur inyitation du ministre des travaux publics, le Free Press a fait quelques remarques. Il a signalé âu ministre quelques griefs, et lui a demandé de visiter le sud-ouest üu Manitoba, où il entendrait quelques plaintes. Mais il n’est fait aucuné

allusion aux griefs existants, s’il en existait, dans le Territoire du Nord-Ouest, Sir Richard Cartwright, député de Huron-$ud, a aussi visité le Manitoba et le Nord-Ouest, ainsi que l’honorable M. Mackenzie, député de York-Est,. A Winnipeg un banquet a été offert à M. Mackenzie, et les libéraux de cette partie du pays luiont présenté une adresse, datée le 2 septembre 1884; il y est dit, entre autres choses :

port du climat, de Le fer- 8, mais son développe-

de chemin de fer, qui soit de nature à contribuer au prompt déveoppement de ce grand pays; de plus, nous désirons une augmentation du nombre d,' nos représentants su parlement fédéral, suffisante

nous assurer en Chambre ] moe Le à une plus grande part de considération pour

Kh bien, M. l'Orateur, ces réformistes du Manitoba et du Nord-Ouest se plaignent de la politique nationale, mais les red ira tes se leg qu | pee du Nord-Ouest

it aucune telle plainte. Y entendons-nons mentionner aucun des griefs dont les Métis et les colons blanos se sont

ts dans teurs assemblées? Non, pes un mot À ce eu M. Macdougall a aussi vite pr ues-uns de ses amiraicurs hii ont aussi offert un uet. Le sujet de toute la conversation et des discours « 6t8 le Manitobe et le Nord-Ouest, J'ai lu le des discours prononcés en cette occasion, et il n'y t aucune mention quelcouque des griefs exprimés À mblées des Métis et des colons blancs du Nord-Ouest

es PROS

dont j'ai parlé haut, Maisilya plus, M. Dewdney a

4 Sat Alert, le 26 ootcbre 164 Lo Meuble dre

wa compte-rendu de sa visite le 7 novembre de cette année.

Pinsiours adresses lui ont été présentées par les citoyens et seigneur Grandin, su nom du clergé; elles contiennent sentiments de loyanté envers gouvernement du

M, K Maloney a rencontré le lieutenant-gouverneur, ur Jui soumettre certaines pétitions dans l'intérêt public. demandaient d’abord l'achat d’un pont sur la rivière Bongo, libre de péage. Puis, que telles portions d'approvisionnements fournis aux sauvages qui pourraient être achet6es dans ce pays, l'y fussent, attendu qu'on pourrait la leur fournir à de plus avantageuses conditions qu'aucune part urs,

Son honneur, dit- on, promit de prendre leurs demandes en considération et de faire tout en son pouvoir pour les satisfaire. Pas un mot—dans cette assemblée ténue seulement quelques mois avant la rébellion—dé dit contre le gonvernemént. Hier soir, le chef du gouvernement a dit un mot de la part prise à cette rébellion par les colons biancs du Nord-Ouest. Je suis d'avis qua des colons blancs, je ne dis pas tous, mais quelques-uns d'eux, et j'y inéjus certains agents de compagnies américaines de çolonisation, ont pris une plus grande part à cette rébellion du printemps de 1885, que les Métis et los sauvages. Laissez moi vous lire un article du Globe, du 21 de novembre, je ne dirai pas 1884, mais 1883; cet article n’est qu'un échantillon dés nombreux articles incendiaires qui, de temps à antres sont publiés dans ce journal. ‘11 se lit comme suit:

La presse américaine manifeste déjà une active sympathie à nos n détresse et leur promet secours Dans les échanges d’une

se ournée, nous trouvqans une douzaine de jouruaux, et des plus inflaents de l’Union, qui disent an peuple du Manitoba: vous devez rompre avec la Puissance du Uanads, au grand scandale de ces populatips Jautile donc d’imiter plus longtemps la manœuvre de l'autrüche cachant sa tête dans le sable pour 8e groire à l'abri du dangor en refusant de voir ce qui estévident pour tous. Le mouvement qu s'organise au Manitoba est sérieux. Il sigaifie que justice doit être faite. Les méthodes d'Ottawa ont besoin d'être révolutionnées, et sans rétard.

Une lettre d’un correspondant spécial du Globe de Winnipeg est intitulée “ Les troubles du Manitoba.” Mécontentement manifeste dans la provinoe des prairies. Résultat d’ane série de bévues. Les cultivateurs auront leurs droits de quelque manière. A bas le monopole ! Menaces de détruire les élévateurs et de démolir les voies ferrées. La situation est très sérieuse, Le correspondant dit :

Au cours de toute la controverse acrimonieuse échangée danu Is presse du pays à propos du gouvernement, aucun journal n’a déplo; ane connaissance plus approfondie des besoins de notre pays que Globe ; aussi n’a-t-il pas outrepassé le but en prédisant : qu'à moins qu'un bon gouvernement ne nous soit immédiatement garanti, notre position dans la Confédération deviendra de jour en jour une matière de forme ; jusqu’à ce que finalement nous nous: débarrassions de ce joug monotone et cherchions quelque forme de gouvernement plus «Conforme à nos Dog pi ent Il n’y a pas de doute que les Canadiens sont un peuple loyal ; ils aiment leurs institutions et leurs traditions, mais aussi bien ils sont gens de bon sens et ne permettront point de voir se tourner contre eux-mêmes, l'application de leurs généreux sentiments ; ni de se voir forcés à l'inaction quand un autre peuple loyal cherche bep ere 7 Le pe leur ruine. K : ne pe

est passé le temps où, par une sin re perversion, les formes

gouvernement étaient adorées pour ce mnt : et tout Uanadien, du ‘moins, a appris que les gouvernements sont faits pour subvenir aux besoins de l'humanité, et non les hommes pour la gloire des vérnements. Le temps est venu d'éparpiller aux quatre vents du ciel les vieilleries d'autrefois, et de doter le pays d’un système de gouvernement qui soit plus en rapport avec ses besoins. Et c'est spécialement le cas pour le Manitoba et le Nord-Ouest. Le pays est jeune ; la population se compose de toutes les nationalités ; les gens sont venus ici pour faire de l'argent. Nous sommes indépendants des provinces de l'Est. Nous ne -s0mmes pas indépendants des Etats-Unis.

Je termine ces longues remarques, plus longues que je ne l’eusse désiré. Je ne suis pas dans l'habitude, comme toute la députation le sait, de faire de longs discours. De fait,

J'ennuie rarement cette Chambre de mes discours. J'ai êté ong, cette fois, c'est vrai, mais chacun admettra que le sujet est important ; chacun admettra de plus qu’il est neuf, -Je n'ai pas été aussi long que le chef de l’opposition qui y a pris sept heures et n’a cependant pas touché à la question des sauvages, élément important dans l'examen de toute la -question. Je ne puis pas clore mes remarques sans faire au gouvernement un appel, qui, je l'espère recevra une considération favorable : c’est qu'il exerce sa clémence en ‘faveur des prisonniers actuellement sous les verroux à Régina, J'ai déjà fait observer que ces pauvres Métis et ces sauvages ne s0nt pas, après tout, aussi à blêmer que le grand organe du parti libéral de ce pays. Je ne voeux faire allu- 8ion à aucun cas spécial. Je me suis soigneusement abstenu de faire au sujet de Riel aucune observation qui pt empirer sa situation. Je ne fais pas un appel spécial pour lui, mais je demande que le gouvernement exerce sa clémence envers tous ces prisonniers, Nous avons un grand exemple de

CA TAIErE

clémence de la part d'un gouvernement qui n'a pas i bien traité les sauvages que le tenient canadien ou

:,, 18 gouvernement anglais. Que fit-on, il y a quelqnes années . Jorsqu'on persuada à Bœuf-Assis et À id gnertioll de retour.

ner dans leur réserve sur le territoire américain ? Jean- Loris Légaré, un Métis,—car on sait que les Métis ont tou. {us une grande influence sur les sauvages, —fut chargé par e gouvernement des Etats-Unis de ramener les Sioux, qui avaient commis tant de déprédations, de meurtres, d’assassinats, de massacres ; et non seulement on pardonna aux membres de la bande de Bœuf-Assis, mais on pardonna à celui-ci même, et sans condition aucune. Aujourd'hui il est sur sa réserve, sur le térritoire américain, et il se conduit aussi paisiblement que n'importe quel citoyen de l’Union sméricaine. Résumons les faits dans ce cas-ci : On nous demande de voter non-confiance dans le gouvernement à raison de sa politique dans le Nord-Ouest, On nous demande de déclarer par notre vote que l'opposition doit venir ‘occuper les banquettes ministérielles et conduire les affaires du ys. En d’autres termes, on nous requiert de condamner © gouvernement à Cause des traitements qu'il a fait subir aux sauvages. : On nous demande en sus de condamner le gouvernement dans sa politique à l'égard des Métis et des colons blancs.

Je ne puis, M. l’Orateur, voter en faveur de cette motion, Je crois que le gouvernement mérite beaucoup d’éloges pour avoir établi la loi et l’ordre dans un territoire ausui considérable, qui n'était qu’un désert il y a seulement quinze ans. Xl a droit aux remerciements du pays pour avoir amené des résultats aussi importants sans verser une goutte de sang, Les événements de ces derniers mois, que nous déplorons tous, ne doïvent pas nous alarmer. La rébellion s’est bornée à un petit nombre de Métis français et de sauvages, et ne s’est étendue que sur une superficie peu considéeahle environ 20 ou 25 milles carrés. Les rebelles ont été vaincus après de fortes pertes de vie et de biens, c’est vrai, mais la loi et l’ordre ont été rétablis, et je dirai au gouvernement : Continuez votre politique d'instruction pour les sauvages du Nord-Ouest ; oontinuez à leur donner des instructeurs d'agriculture, des écoles communes et des écoles industrielles. Sous ce rapport, cependant, je vais hasarder une suggestion. Je pense qu'il est de la plus haute importance que tous ces instructeurs aient quelque chose de commun avec les sauvages confiés à leurs soins, et je dis en conséquence que s’il y a possibilité de trouver des instructeurs d’agrieulture ou des maîtres d'école qui parlent le langage des sauvages placés sous eux, ils doivent être choisis de préférence. Je vais plus loin. Je prendrai le conseil donné par le premier ministre en 1883:

e puis ue à l'honorable gro PR re À du ra mo sur ces écoles, où il Det AT plas on moins question de leur sucoès. Je edge et md 4 réussissent suffisamment, celles surtout qui sont sous les rations religieuses, catholiques ou p ates. Elles réussissent je crois, que les écoles purement séculières, dont les des mes honnêtes et qui font leur devoir, sont gaidés natarellemient désir de vivre et de faire vivre leurs familles. La contrainte du clergé, catholique ou protestant, est bien plus grande. Il est animé de motifs plus élevés que n'importe quel instructeur lagune, L'éducation laique est une bonne chose pour les blancs, mais quand fl s agit la première chose à Pure 'et de les rm het e — ens, au moyen ’ r pa eg stinctif du culte qui se retrouve chez tous les peuples, qu’ils soient civiliés ou non.

J'espère que la commission qui siège actuellement dans le Nord. Ouest, dans le but de juger les réclamations des Métis au sujet. des terres, ne se contentera pas de rendre justice sous ce rapport, mais qu'elle examinera aussi quelie indemnité il convient de payer aux colons qui ont éprouvé des

rtes par suite de la rébellion, et s’assurera du montant

es dommages soufferts par la pépsisinn blanche, afin 1 nous les connaissions à la prochaine session et qu’un crédit soit voté par le parlement. Je dirai, de plus, que je ne ne réconcilie pas tout à fait avec cette idée que le Métis doit être considéré ou comme un sauvage ou comme un blanc, Je crois qu’on devrait le prendre pour ce qu'il est, pour le trait-d'’union entre le sauvage et le blanc; c'est pourquoi j'espère que le gouvernement accordera aux Métis quelques: uns des avantages qui ont été accordés aux sauvages, —un: eu des grains, des: semences et des instruments aratoires. Sont ils ont besoin pour se familiariser avec l’agriculture. Je n'ai plus qu'une on à faire. On pourra dire que les familles des Métis des districts affligés ne sont pas dignes d'égards. Je crois, M. l'Orateur, qui y à dans ces distriots nombre de Métis qui sont restés fidèles au gouvernement et aux institutions du Dominiou; mais, qu'il y en ait eu on non, j'espère que le gouvernement n'oubliera pas-les fommes et les enfants sans asile, mais fera quelque chose pour les empêcher de mourir de faim. Le Mail vient de publier une lettre du père André, où il dit :

nel triste 8 le j'ai vu l' jour PA ru 4 Ctacle j'ai vu l’autre jour'en visitant cette même paroisss

Sain e! Les cottages que j'avais tant admirés l'année nière étaient pour la plu an | br \ x por A

lés jusqu’au 80!; ce qui t des:

autres n’étaitque débris, les portes et eu nôtres dues Hess: Les’ Pere ur er pe ri sans ges jui re et les chevaux . étaient partis, sauf quelqnes-u ui ne valaient a u’on-les' émmenfit. Partout où da al, j'ai vu des tes À tPbloe, bd

hour et de pauvreté. Caëté une dure épreuve pour moi. Bon notbre dè:maisons n'avaient pas d’occupants; les propriétaires étaient : m6éti: ou partis ; et en voyant toutes ces ruines autour de moi, je n'ai pu reternit nes larmes, tant j'avais de chagrin dans le cœur. Qui aurait pu ne.

‘6tre touché de co ïn à la vue de cés pauvres 6 rbôts emmes, entourées de léurs enfants, qui venaiènt pour mio renvéntiér et

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ples, lans étis tioe® lom-

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tant

"me serrer la main? Elles étaient la ture vivante de la et de l'abandon, en haillons, et le cœur brisé. Les pete n'avaient pas un aspect moins pitoyable. Ils étaient là, debout devant n pont do toutes leurs et me racontant tous les épouvanurs qui avaient fondu sur eux. Ils avaient perdu toutes leurs hardes au sac de Batoche, et quand ils revinrent chez eux, ils trouvèrent que tous leurs meubles avaient 6t6 brisés en pièces et leurs maisons laissées les murs nus. Ils étaient là, destitués de tout, menacés de mourir de faim si des secours n’arrivaient bientôt. Ajoutez à cela que ces pauvres femmes pleuraient pour la plupart leurs maris eu leurs ls morts, ou jetés dans la pee de Régina en attendant leur procès, et vous vous formerez une idée jusqu’à quel point ces malheureux méritent notre compassion.

Je n'ai maïntesant qu'à signaler ce qui me paraît être une nécessité dans le Nord-Ouest. La police à cheval a montré son utilité ; il n’y a pas de doute 4 faut une garde quelconque pour protéger les colons blancs contre les attiques des sauvages ; mais je me demande si nous ne pourrions pas vraiment former une meilleure force que la police à cheval, en la choisissant parmi les meilleurs membres de celle-ci,

i ceux de la milice, et, j'ajouterai, parmi les Métis. Je is dans une récente communication adressée de Saint- Boniface au Mail : |

Quel malheur que le gouvernement fédéral ne trouve pas moyen de former un corps de Métis pour faire la police des plaines! Le général Middleton peut témoigner de leur valeur et de leur endurance, et je suis certain que nos braves troupes leur donneront aussi leur juste part en gr A Edmonton, une petite troupe de Métis loyaux, organisés sous la direction de l’évêque Grandin, rend d’admirables services ; ces hommes n’ont leurs pareils comme éclaireurs. Une division ou deux de Métis fortifieraient considérablement la police à cheval du Nord- Ouest, et contribuerait à relever le prestige de ce corps aux yeux des sauvages. La question est certainement digne de l'attention du gouvernement. Le père Dugas, de cet archidiocèse, a publié sous forme de livre plusieurs admirables histoires touchant les Métis que les employés d'Ottawa ayant charge de la police devraient lire. Klles les convaincraient, s'ils avaient encore besoï: de conviction après les derniers événements, qu'il n'y a pas de meï.sure étoffe pour l'infanterie montée que le Métis.”

Je prierais maintenant les colons blancs d’avoir un pee de patience, Ils ne doivent pas oublier tous les sacrifices

ue les anciennes provinces se sont imposés pour eux ; ils diront se rappeler que depuis dix ans toutes les ressources du pays ont été consacrées au développement de leur contrée ; ils ne doivent pas perdre de vue que nous avons dépensé des millions et des millions pour construire le chemin de fer du Pacifique, pour arpenter cet immense territoire, et pour y ouvrir dos bureaux de terres et des bureaux d'enregistrement ; ils ne doivent pas oublier que nous avons suspendu les grands travaux publics des anciennes provinces dans ce but, en particulier l'élargissement de nos canaux. Ils ont sans doute des griefs, nous en avons aussi dans nos vieilles provinces ; mais ils jouiront d'ici à longtemps de

tous les raffinements de la civilisation, et avec un peu de

pationce st des rrrae en le Canada se développera au

t d'être un pays fortuné pour tout le monde, non dans

o vieilles provinces, mais aussi le Manitoba et le Norduest.

Imprimerie MacLean, Roger et Oie., Rue Wellington, Ottawa.

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