‹ La rébellion du nord-ouest [microforme]Chapitre 6 sur 7 · ETATS-UNIS · texte numérisé non relu

ETATS-UNIS

Toute personne mûle n'ayent pas moins de 21 aus a éroit à rh + seription d'établissement de concession gratuite. (Uette inseription peut être pour toute quantité n’excédant pes 80 acres dans la première classe ou olasse de $250.00, ou ien 1680 acres dans la seconde classe ou classe de $150.00, des terres affectées à cette fin. Le colon qui a obtenu une concession gratuite de terrain n’a pas le droit de pré-

‘emption. Ilobtient une lettre pa-

tente après cinq ans de résidence èb de culture. Il ne peut avoir une seconde inscription d'établissement de concession gratuite. 1l peut échanger en achetant, après une année de résidence, mais ilest recommandé que ce privilège soit modifié et restreint,

- Je vais clore ces citations quant aux règlements de notre vernement canadien concernant les terres dans le Nord- Ouest, par un extrait d’une récente entrevue qu’un monsieur

bien connu, et qui a occupé une haute position dans les Etate-Unis, eut avec un reporter du Herald de Montréal. Ce monsieur est l'honorable N, G. Ordway, de Concord, N. H., ex-gouverneur du Dakota. Voici le rapport de cette entrevue, et comme cette opinion est exprimée par un Américain, je crois qu’il ne sera pas sans intérêt de la citer en entier :

ai quitté Boston il y a six mois, pour affaires ge rattachaut à le où + + de Terres TA New-Ham ire, ui a l'intention d'acheter une io Stendue & terrains dans le Nord-Ouest pour faire l'élevage des ux. La oompagaie é3t à à prapriétaige de grands terrains que

j'ai achetés pour elle dans le Nébraska et le Dakota, il y 8 trois ans, Ue

serait m'exprimer modestement que de dite que j'ai êté étonné de la fer-

tilité de la contrée que j'ai visitée dans le Manitoba. Comme un grand aombre d’Américains, j'avais toujours cru que ces terres étaient situées trop aa nord pour être d'un grand avan aux cultivateurs. J'ai coustaté que je m'étais grandement trompé. La sone propre à la culture du blé dans lé Nord-Ouert est, sous tous les rapp le à celle du Minnesota, du Dakota et de l'Iowa. Le Canada a sur les Etats-Unis un avantage qui consiste dans ses lois concernant les concessions gratuites de terres. Une autre cause qui donne un avantage au Uanada, et qui tead à nuire aux Etats-Unis, aux yeux de ceux qui ont l'intention d'émigrer, c’est la loi des terres concernant les aubains (the

Law) passée à la dernière session du Congrès. “L'adoption de cette loi a 6té une grave erreur, à mon avis, vu qu’elle tend plus que toute autre cause à retarder l’émigration aux États-Unis. Personne ne peut mettre en doute le fait que le Nord-Ouest canadien est un grand pays tant par gon étendue que par ses richesses. Ila devant lui un brillant avenir. Avec sa graüde ligne de chemin de fer—le Pacifique canadien —qui s'étend d’un océan à l’autre, se sont ouverts une grande étendue de pays et un commerce qui sera presque sans himites. Ce grand ch

de fer devrait faire l’orgueil de tous les Canadiens. Aucun autre pays ne We montrer une entreprise d'une telle grandeur. J'ai trouvé que le chemin était bien mieux construit que je ne l'avais cru, quand on considère les désavantages que la compagnie aurait eu à rencontrer. La plateforme est admirable, la construction en est excellente sur tout le parcours. En ma rod d'Américain, il est tout natarel que je pense que dans les limites de mon pays se trouvent les plus belles terres qui existent sous le soleil, mais je ne suis pas aveugle sur le fait que l’ouverture du Nord-Ouest canadien présente à l’émigrant et au colon une étendue de terre d’une qualité égale à tout ce que j'ai vu, et qui offre au an pores avantages que nous, au suû de la frontière, ne pouvons plus offrir.

Gette opinion a été exprimée il n'y a que quelques jours, J'ai dit, dans le cours de mes remarques que je citerais l'opinion de la presse locale, telle qu'exprimée avant la rébellion, pen démontrer que le gouvernement n'avait pas de raison de s’attendre à rien de pareil au soulèvement de: mars dernier, Le Manitoba, du 22 de juin 1884, parlant de: l'arrivée du Père Lacombe avec des religieuses sous sa. direction, en 1oute pour la mission de la Rivière-Haute, dit =

Quoi qu’en puisse dire la presse À sensation, la plus parfaite sécurité règne dans les prairies, et rien ne peut la troublar. Le colon y jouit de plus de sécurité qu’en aucune des gares des voies ferrées américaines,

Le 10 juillet 1884, un correspondant de Saint-Laurent au Manitoba, dit :

Tout est tranquille ici et les grands nuages qui se sont déployés sur l'horizon politique, ont à peu près disparu. est le résultat de l’assemblée tenue à Batoche, au mois de mai dernier, par l'honorable lieutenant-gouverneur Dewdney. .

Lo Manitoba du 19 mars 1885—quelques jours avant Ie rébellion—je crois que les premières nouvelles que nous en aVONs eues nous sont parvenues le 23 mars—dit :

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