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Flèche, queiques-uns de celle du Barbu et quelquesuns," sauvages Sioux. J'ai entendu dire, que plusieurs avaient ét forcés de se joindre à eux ; les zens entendant Riel nocffaire tant de menaces, ils avaient ur de lui résister; il fair vit ces menaces pour ntimider les gens et en avoir plus de son côté ;: on ne pouyait pas s'opposer à lui et à ses principaux hommes. Ses menaces contre nous, ont réussi à faire rèster sou monde ensemble,"
Norbert Turcotte, cultivatenr, iure :—
# J'étais à Batoche pendant la Rébellion, J'ai été invité avec les autres ar baptême de Jack et, après cela, nous avons traversé la rivière et. ils n'ont
voulu + laisser revenir, Je ne suis pas resté tout e temps, On m'a mené au Lac aux Canards, mais je n'ai pas pris part à la batallle et j'ai déserté pendant la nuit, et je suis retourné chez moi pour environ uné seriaine ;, ensuite deux hommes armés sont venus me chercher et m'ont ramené Batoche où fie suis resté tous le temps. J'étais ]à quand les magasins de Batoche, ceux de Boyer et de Fisher ont été pülés et les marchandises d'sixibuées ainsi que celles du magasin de Venne ; à ce moment il y avait là, environ deux cent soixante hommes, Je n'airien pris et n'ai pas pris part au pillage, On n'en a offert, mais j'ai refusé, Je n'ai pris part à aucune des batailles, fs avaient des gardes à différents endroits et ils avaient passé une loi que si quelqu'un désertait, il serait fusillé,”
Pierre Tourond, cultivateur, jure : —
“€ J'étais présent à Batoche avec les rebelles, j'ai ét# forcé à marcher par Riel, et j'étais présent à 14 bataille de l'anse aux poissons sous les armes et, j'ai, été blessé, Ma mère nous a dit plusieurs fois de ne pas marcher, mais Riel nous a dit tant de mensonges que nous avons décidé de marcher-et de nous battre, et ilavait trop de moude pos nous, Tout le temps à partir du 17 mars quand it nous à fait dire de venir au baptême de Jacksun et d'apporter nos fusils pour saluer la cérémonie, chaque fois que l'un de nous essayait de retourner chez lui, ils nous arnétaient et nous dispientque si nous partions, nosanimaux et nos effets seraient pris, et qie Si nous étions repris, nous serions fusillés.”?
Maxime Lépine, cultivateur, jure :—
Quand Rie: vint, le soir de mon arrivée, chez moi, it me dit que cinq cents hommes de la police s'en venaient pour hous extermmirer nous et n0s familles, et.qu'il avait sonvoqué tout le «monde pour voir le baptême dé Jackson et que les cinq cents hommes de la police venaient atissi pour emnpècher 1a cérémonie, Riel par la manière dont il s'était conduit: depuis quelques mois, avait amené les gens à croire que tout ce qu'il disait devait arriver, Il avait taut d’inf""ence paroi le peuple que les gens croyaient que tout ve, que Riel disait, arriverait ; Riel par ses céfimonies et par les faussetès qu'il disait à propos des. atrocités commises par les troupes ou la police, faisait les gens se tenir enseinbie à Batoche et lait, son influehce sur eux. Après que toute la bataille fût finie, les Métis, et moi té uû, avons vu que tout ce que Riel nous avait dit à propos de nos famillés tet de nos fémmes insultées ou blessées Ctait faux, Âprès eela je we suis informé des cing/'cents hommes que Riel avait dit devoir venir et j'ai trouvé que ce n’était pas vrai et que personne ne Yenait come il l'avait dit et tous avons vu qu'il Hous avait trompés et ous ayait attirés dans tn piége, C'est là la sénle raison que nous avions de prendre les amnes contre le gouverne:
Je. n'ai. jamais. vu. d'autres raisons, excepté comine je l'ai dit, de protéger nos femmes et nos
énfants contre ‘les ontrages, ot Riul nons à tonjours !
dit là, que quand nous avons pris les armes, nous
l'avons fait, non co le pu rnement, 1nais, contre
À saît que les ou.rages étaient que nous devions être massacrés avec nô$ familles et nôtre race extermiinée,.et je ns suis pus capable de
la police. Riel dis
dire la moitié des mensonges qu'il nous a faits."
venaient pour tuer nos funilles, e l'église, elle était pleine. Riel nous a trompés, Riel ‘a dit aux gens que les soldats venaient pour nous détruire, et c'est pour cette raison que mous nous sommes battus; je ne connais pas d’autres raisons, Je suis sous serment, et je sais ce que je dis: nous ne nous so:1mes battus que pour sauver nos vies et les vies de: nos familles, comme Riel nous l'avait dit. Charlés Nolin s'est sauvé du Lac aux Canards quand la bataille a commencé ; avant cela il était un des chefs, Si zous n'avions pas te trompés comme nous l'avons été, nos homines n'auraient pas du tout pris les armes."
Pierre Paranteau, cultivateur, jure :—
“Ils m'ont dit,--Riel m'a dit,—que lés soldats { quand j'arrivai à
On verra que ces déclarations assermen”
tées des principaux métis donnent une his” toiré de la rébellion et de ses causes, bien. différente des romans débités sur les estrades de l’opposition et dans la presse de Popposition, d’un bout à l’autre de la Puis.
sance.
Ces déclarations pourraient être multi-
pliées a l’infini ; mais les extraits que nous en donnons servent à démontrer les moyens dont Riel s’est servi pour faire toinber dans le piége ses partisans, simples d'esprit, et leur faire commettre des actes de rébellion ouverte.
Ce qui peut être la réponse la plus com-
plèteaux prétendues causes de la rébellion, telles qu'exposées dans les journaux de Fopposition et dans les discours des orateurs de ht Lopage se trouve dans le rapport de M.
à sa dernière session, et dans lequel ce monsieur prouve que des 258 colons lors de l’éclosion de la rébellion dans les districts qui en ont ét4 troublés, 238 n’avaient aucun droit à des scrips, attendu que leurs titres avaient été éteiats avant leur départ du Manitoba. M. Pearce fait rapport comme suit :—-
sarce, mis devant le parlement,
Prince-Albert, T.N.0., 14 Déc, 1885.
L'Hon. Thomas White, Ministre de L'Intcrieur, à Ottawa, Ont. :
MonsteuRr,—Suivant les instructions que j'ai reçues de vous, lors de votre dernière visite au Nord-Ouest, que.je devrais, pendant ma présente visite dans ce district, rassembler toutes les tnformations possibles. sur les prétendues causes dn malheureux soulévement qui vient"d'éclater au Nonl-Onest, j'ai l'honneur de vous faire rapport conne suit :-
Les six causes, prétendues telles, sont les suivantes:— :
1. Que les colons métis n'out point mçu de titres pour leurs terres, par suite de dénis dont la faute incombe au seul gouvernement, et qui ont fait qu'il leur a6té impossible d'obtenir de faire inscrire des entrées pour les terres sur lesquelles ils étaient établis
2. Qu'eu conséquence, du système d'arpentage, il a éïé impossible à ces. colons de se faire donner les terres sur lesquelles Îls s'étaient établis et qu'ils avaient, amélioréus avant larj'entage.
8. Qu'ils avaient drcit à obtenir le même privilège ue celui qui avait étè accordé aux métis du anitoba,
sr:
4. Que les terres sur lesquelles ils résidaient depuis desauuées, avaient malgré leurs droits, été vendues à d'autres, principalement à des spéculateurs,
5, Que la tâxe sur la coupe An bols leur avait été très-ouéreuse et avait 6t6 uné cause grave de inécontentement, et
6. Que la taxe pour la coupe du foin sur les terres du gouvernement était aussi onéreusé et une cause de grind mécontentement
Après avoir donné des dètails complets eur ses recherches et leur résultat, M.
Pearce résume et conclut, comme suit 801 l'apport := ;
1. Ce rapport démontre que de tous les 258 colons, au moment du soulèvement, pas un seul n'avait 'êté empêché d'obtenir ne pour sa.terré par suite de l'action--ou plutôt de l'inaction dn gouvernement, et mème en Mars, 1884, il n'y avait que dix cas eu retard, et ce retard résultait d'une différence entre l'arpentuge de la Réserve de Une Flèche et celui de la paroisse de Saiut-Laureut ;
2, Que pas un homme de ces 258, ni personne autre ayant jamais résidé dans le district, n'a perdu un seul pouce de terrain par suite du systèine d'arpentage, loisque cet arpentage a 6té fait après que ie colon se fut établi sur sa terre ;
8, Que 92 par cent de ces 258 n'avaient pas de droits comme métis du Nord-Ouest, Sur les 92 par cout, ceux qui étaient métis, avaient partivipé à tous les droits aecordés à és personnes dans la Province du Manitoba ;
4. Que pas un colon dans le district, n'a vu vendre, en dépit de ses droits, un nere de tèrre sur lequel il eût un titre ou même sur lequel il en réclamat ;
5, Que la tixe sur la coupe du bois n'était pas onéreuse, và quelle ne s'élevait qu'à 6 ceutins par colon, par année ;
6. Que lu taxe sur la coupe du foin ne les a jamais aflectés, fut-ce au plus minime degré,
Ce qui fut le motif réel du chef de la rébellion, peut s’apprendre du témoignage suivant du Père André, donné au cours du
rocès de Riel. I] nous fait voir cet um que les Rouges de Québec nous représentent commé#un héros-martyre, et lee Grits d’Ontario, comme un malheureux qu’on n’a pu laisser pendre qu’en commetant un crime ; il nous le fait voir comme un aventurier mercenaire, essayant de
faire chanter le gouverninent.
Q. Je crois qu'au mois de décenibre 1884, vous avez en une entrevue avec Riel et Nolin au sujet d'une certaine somme que l'accusé réclamait du gouvernement? R, Non, Pas avee Nolin, Nolin n'était pas présent à l'entrevue.
Q. L'acensé y'était? R. Oui,
Q. Voulez-vous déclarer ce que l'accusé voulait avoir du gouvernement fédéral? KR. J'ai eu deux entrevues avec l'actusé à ce sujet,
Q. L'aceusé réciamait une certaine indemnité dun gouvernement fédéral R,'Lorsque l'accusé fit sa réclamation, j'étais là avec une autre personne et il voulait avoir $100,000 du gouvernenent, Nous fâmes d'avis que cette demande était exorbitanteet l'accusé répondit : ‘Attendez un peu; je prendrai tout de suite $35,000 cornptant."
Q Età cette condition, l'accusé devait quitter le pays, sile gouvernement lui donnait #35,000, R, Qui, æ'est la condition qwe Riel mit. ?