PREMIÈREMENT EN, CE QUI REGARDE LE MANITOBA
Lorsque le Gouvernment da Canada prit F
possession des Territoires et organisa la Province du Manitoba, il prit des mesures pour régler les réclamations des métis qui vivaient dans le pays Comme première démarche, le Gouverneur Archibald fut chargé d’en faire le dénombrement, Il le fit, et sur son rapport, 1,400,000 acres de.
terre furent réservés, par #cte du Parlement, pour répondre aux réclamations, Tout ceci fut fuit wyant le changement du Gousernement, en 1873. Si ce changement n'avait pas eu lieu, toutes les réclamations des métis d'y Manitoba aursient été alors réglées, Malheureusement, à l’arrivée de Mr. Mackenzie au pouvoir, il traita de nouveau la question, et nomma Mr. Matthew Ryan et Mr, Machar de Kingston, pour faire un autre cénombrement. Ils trouvèrent moins de métis que n’en avait comptés le Gouverner Archibald, et accordèrent À chacun d'eux, ane Stendué plus considérable de terre, sur les 1,400.000 acres. 11 en résulta de grandes dificultés pour régler avec les métis, puisque l’énumération du Gouverneur Archibald a été reconnue moindre quela réalité, et que celle des commissaires de Mr. Mackenzie, était grandement erronée. :
En 1876. des traités furent faits avec différentes tribus des Sauvages du Nord- Ouest, qui cedèrent leurs titres comme sauvages, en échange de réserves de terrains et de certaines autres considérations. Il aurait été sage de résoudre, en même temps, la question du titre de tous les sauvages du Nord-Ouest, ainsi que celui des métis, Au contraire, Mr. Mills, alors Ministre dé l’Inté*
7. La Question des Métis et leur traitemsnt par le Gouvernement. .
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rieur, chargea Mr. Matthew Ryan, Magistrat Stipendiare et Membre du Conseil du Nord-Ouest, de s’enquérir des réclamations des métis. Le 3 mars 1877, Mr. Ryan addressait la lettre suivante à l'agent des Terres Fédérales, à Winnipeg :—
‘* Rivièredu!Cygne, 3 mars, 1877
‘CHER MowSrEuRr,—Afin de continuer mon'fen.
uête au sujet des terres des métis, comme je n'ai pas autre communication officielle que celle d'un télé: gramme m'autorisant à prendre le témoignage des réclamants qui pourraient se présenter devant moi dans le ‘Ferritoire du Nord-Ouest, voudrieéz-vots m'informer, le plus tôt possible dé J'intention du. Département. Veut-on que j? communique moi-même avec les réclamants métis en visitant les endroîts oi, ils résident. où, veut-on que j'agisse en leur faveur, toutes les fois que je pourrais les rencontrer pendant l'exécution. de mes devoirs de magistrat ? DANS CE DERNIER CAS, JE CRAINS QU'ON NE FASSE PAS GRAND BIEN PRATIQUE DE. SIT0T.. LE GRAND NOMBRE DES MÉTIS DES DIF: FÉRENTS ÉTABLISSEMENTS, NE PEUVENT-ÊTRE REN:- CONTRÉS QU'A CERTAINES ÉPOQUES DE L'ANNÉE, AVANT LEUR DÉPART ET APRÈS LEUR RETOU% DF LA CHASSE. ÊT JË NE SAIS l'AS , PRÉSENT, À QUELLE ÉPOQUE Of À QUÉLLES FPOQUES MES DEVOIRS DE MAGISTRAY, M'APPELLERONT AUX DIFFÉRENTES PLA- CfSs. . JE CRAINS, QU'EN COMPTANT SUR LA COINCI: DENCE DE NOTRE RENCONTRE, NOUS RETARDIONS INDÉFINIMENT LES ENQUÊTES ET QUE NOUS CAUSIONS PAR LÀ, AUX MÉTIS ET AUX AUTRES HABITANTS LU NORD-OUEST, LA PERTE DES BÉNÉFICES QUE LEUR ACCORDE LA Lol. Ne conviendrait-il pas alors, que je fasse des recherches spéciales en leur faveur, durant e printemps et l'automne prochains ? Je pourrai me “endre au Lac Qu'Appelle, en mai, où, d'après Mr. Méclean, agent de la Cie, de la Baie d'Hudson, et d'après le curé catholique, je pourrai rencontrer le rad nombre des métis entre le 15 de cé hibis et le dit ou le quinze du mois suivant. Plus t-vd je pourrai visiter l'établissement écossais de Prince-Albart er l'établissement français de St, Laurent. «5 :änsi de suite. Onne m'a pas informé, non plus, de ce qui a rapport aux dépenses, mais je suppose qu'elles seront payées par le Département de l'Intérieur. de vous prie de m'informer de ce sujet, ainsi que des autres que je mentionne dans cette lettre, le plus tt possible et daignez me ‘croire,
“EVotre très dévoué, : MATTHEW Ryan.” D: Codd Ecr., Winnipeg. 4 Loin d'agir sur la suggestion de cette lettre si raisonnable, on refusa toute action en se servant de termes qui nous indiquent avec quel esprit Mr, Mills fraitait alors les
affaires du Nord-Ouest, En marge de la lettre, nous voyons les mote suivants, écrits de la propre main de Mr. Mills:
* 4 11 n’est pas nécessaire de cherch les récinmants. S'ils soccupent do leurs ictérêts, ils se présenteront enxmêmes et produiront leurs réclamations.—-D, M,
. Mr. Ryan, malgré ce-refus de la part du Ministre, de lui permettre de prendre les mesures convenables pour remplir sa mission, se rendit à Qu'Appelle, Il envoya son compte pour $75, et Mr. Mills fut tellement indigné qu'il refusa de le payer, parce qu'on n'avait pas suivi ses ordres. Sir John Macdonald paya ce compte lorsqu'il arriva au pouvoirl Rien ne fut fuit, à vrai dire, avant le 24 Juin, lorsque Mr. David Laird, Lieutenant Gouverneur des Territoires du Nord-Ouest, télégraphia ce qui suit:
‘ Remarquez que l'autorité de Mr. Kyan pour s'en: “quérir des réclamations des métis, en vertu de l'Ordre en Conseil, du 14 juin 1876, est expirée. Kecommande une extension de temps pour unan, Ïlest ici à présent, Réclamants attendent, Répondez.”
Le 28 Juin, Mr. Ryan telegraphia luimême de Battleford :—
Métis me pressent. Accorderez-vous une extension de temps ?
la réponse suivante lni fut envoyée :-—
‘ Le Ministre a pris le sujet en considération et autorisera probablement M. Duck, qui a ete nommé agent des Terres Federales pour la Saskatchewan, à s’enquérir de ces réclamations, ??
Ce fut 1à le dernier acte de M. Millk Les vues du Département à cette époque, resrortent cependant d’un memoruandum de M.
Dennis, Arpenteur-Général et chef de a branche des terres, dr département :
‘La question soulevée par Son Honneur le Lieritefant-Gouverneur, :elativement à la manière de régler les réclamations des habitants qui se sont établis sur les terres des Territoires du Nord-Ouest, avant le trans: fert, est une question politique que. le. Ministre doit considérer. Le soussigné, cependant, ose exprimer l'opinion que dans ce cas, la terre ainsi occupée, doit être donnée gratuitement à l'occupant, soit qu'elle possède une valeur exceptionnelle, par rapport à sa situation, soit qu'elle ait été prise en ve de snéculation, si le réclamant l'a toujours occupée et cultivée sur une étendue raisonnable, Pour donner effet à une telle pratique, cependant, il faudrait un acte du parlement,
On voit par ce memo, que la solution de cette question, dans l'opinion du Département, à cette époque, était de donner aux métis, les terres sur lesquelles ils s'étaient ‘établis On doit dire qu'ils n'ont jamais été privés de ces terres, et que notre gouvernemerit leur a donné gratuitement les terres qu'ils occupaient sur une étendue de 160 acres ; de sorte que cette politique, suggérée
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par le Département en 1877, à été la poiitique invariable de l'administration actuelle.
La conduite de l'administration Mackenzie vis-à-vis des réclamations des métis peñt ‘tre résumée comme suit: